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Blog de jean Yves Petit

social et emploi

« Pacte de compétitivité » : un chèque pour les entreprises, un choc pour les consommateurs"

17 Novembre 2012, 13:50pm

Publié par jeanyvespetit

EELVPaca bandeau site OKOK 2011Par Sophie Camard, conseillère régionale EELV/Poc,
Présidente de la Commission Emploi, Développement économique régional, Enseignement supérieur et Innovation.

http://sophiecamard.europe-ecologie.net/2012/11/11/pacte-de-competitivite-un-cheque-pour-les-entreprises-un-choc-pour-les-consommateurs/

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Comme beaucoup de nos concitoyens qui ont voté à gauche, j’avoue avoir été scotchée au mur à l’annonce des mesures gouvernementales qui ont suivi la publication du rapport de M. Louis Gallois.

Bien sûr, le gouvernement a publié 35 mesures dont la plupart sont assez consensuelles, déjà connues et en cours d’application, au niveau des Régions d’ailleurs. Mais le débat se focalise à juste titre sur la mesure n°1, la plus importante financièrement et idéologiquement, celle du financement d’un allègement de charges par la hausse de la TVA.

 1/ Le « coût du travail » n’est plus la principale marge de manoeuvre des entreprises… La performance écologique est à la base d’une nouvelle révolution industrielle à réaliser.

L’histoire de l’industrie se confond avec celle des gains de productivité, obtenus par les machines, les nouvelles technologies, l’externalisation. Comment oublier que les frais de personnel représentent souvent seulement 10 à 20% des coûts de production dans certaines usines, derrière les coûts matières, de sous-traitance, de location, entretien-réparation des machines, de commercialisation-distribution, de structure, sans oublier les frais financier ? Les frais de personnel sont trop souvent la variable d’ajustement facile des entreprises en difficulté, alors que le décrochage de l’industrie française s’explique par une mauvaise organisation de la production (chaîne de valeur), un manque de force commerciale ou d’innovation (l’innovation permet de vendre à des prix élevés et de bien rémunérer le travail).

Et c’est là que revient l’écologie car dans l’industrie, les coûts sont dépendants du prix des matières premières, de l’énergie, de l’eau, des transports et de la logistique. Il ne suffit pas de faire sa prière pour que l’électricité reste à bas coût en France, comme l’espère le rapport Gallois, grâce au nucléaire ou aux gaz de schiste présentés comme le miracle qui va nous délivrer de la crise. C’est faux et il faut très vite ouvrir les yeux sur ce défi énergétique. L’innovation verte ne consiste pas seulement en de nouveaux produits, elle consiste à inventer de nouveaux process de production (Ex. éco-conception-recyclage, économie de fonctionnalité), plus sobres et économes en capital naturel et qui permettraient de relâcher la pression sur les salariés. C’est en cela qu’elle n’est pas seulement une simple relance du système mais une véritable révolution industrielle.

Et comment masquer que sur 71 Mds € de déficit commercial en 2011, 45 Mds viennent du coût de l’énergie : hausse du prix du pétrole et importations massives de gazole ? On s’aperçoit alors que l’augmentation de la fiscalité sur la gazole serait non seulement bon pour la santé mais aussi pour la balance commerciale, sans compter qu’elle préserverait l’emploi dans les raffineries françaises, spécialisées sur l’essence et non sur le gazole (en attendant le raffinage de nouveaux carburants !)

 2/ Baisser le coût de travail… pourquoi faire ? Les impossibles contreparties

« Compétitivité » : Ce mot veut dire qu’il faut produire au meilleur rapport qualité/prix pour conquérir plus de contrats et clients, développer l’activité et créer des emplois. Le rapport explique qu’en baissant le coût du travail, les entreprises pourront retrouver des marges de manœuvre… mais pour faire quoi au fait ? Baisser leur prix de vente, notamment à l’export ? Investir ? Créer des emplois ? Mieux rémunérer l’actionnaire ? Le rapport ne tranche pas… parce qu’il n’est pas possible de le faire ! Chaque entreprise a une stratégie, une trajectoire, une position sur le marché et des leviers de financement différents. C’est pour cela qu’il est illusoire de chiffrer des créations directes d’emplois avec ce type de mesures. Il s’agit bien d’un chèque en blanc dont on pourra difficilement dire s’il a donné ou pas des résultats en tant que tel.

Notons que les allègements de charges seront réalisés VIA un crédit d’impôt proportionnel à la masse salariale. Il y a là, d’ailleurs, une annonce peut-être pas très claire pour les entreprises qui s’imaginent déjà voir leur frais de personnel diminuer… Alors, on va augmenter la TVA pour ça ? Autant préconiser une réforme d’ensemble de l’impôt sur les sociétés, qui prenne en compte l’effort d’investissement. Autant réformer le code du travail en donnant de vrais pouvoirs de consultation aux comités d’entreprise sur la répartition des marges des entreprises, ce qui n’existe pas aujourd’hui car on est ici dans le « domaine réservé de l’employeur ».

 3/ La hausse uniforme de la TVA : La pire des solutions

Quand bien même on voudrait financer différemment la protection sociale, ce qu’il est possible de discuter si on pose le débat en ces termes-là, et pas en terme de compétitivité, la pire des solutions est bien d’augmenter de manière uniforme les taux de TVA. Alors que la consommation intérieure est la dernière source de résistance de l’économie française, on s’apprête ainsi à en casser le ressort.

C’est au contraire la TVA qu’il aurait fallu diminuer, par une augmentation de la CSG limitée aux revenus du capital ou à la rente immobilière, ou par la fiscalité écologique. Avec la fiscalité écologique, on fait d’autre choix : on peut remonter le prix du gazole d’un côté (la niche fiscale sur le kérosène des avions représente à elle seule quelques Milliards !) mais on peut baisser de l’autre la TVA sur les transports publics (à noter que l'augmentation de la TVA pour le transport public, TER, LER et CP, représentente une dépense supplémentaire d'environ 2M€ pour notre Région)  ou sur la réhabilitation thermique des logements. En annonçant cette hausse uniforme de TVA (à l’exception des produits de première nécessité), le gouvernement vient aussi de fermer la porte à des possibilités de fiscalité écologique nouvelle. L’erreur est d’être entré dans le débat fiscal par la porte idéologique de la « compétitivité », et non par la porte de l’innovation, de la protection sociale ou de l’environnement.

 4/ Les autres mesures : Soutenir les PME, l’investissement dans la recherche : Oui mais pour la transition écologique !

Et les autres mesures ? Elles reprennent beaucoup de propositions consensuelles et qui ne vont d’ailleurs pas assez loin. J’ai, au passage, une petite différence avec le Front de gauche ou l’extrême-gauche qui n’ont vu dans le rapport Gallois « rien de nouveau sous le ciel ultra-libéral ». Il est au contraire marquant que ce rapport ne prône pas la dérégulation ni la libéralisation à tout craint mais au contraire, une vraie politique d’investissement dans l’innovation, la qualité et le service (la fameuse « compétitivité hors coût »), une politique de réciprocité dans les échanges internationaux et n’oublie pas de dire que c’est la politique de l’Euro fort qui pénalise les entreprises exportatrices hors Union Européenne.

Mais la patte du Medef est bien présente, notamment dans ce qui est proposé sur la formation : Les mesures 20 : « Assurer une évaluation permanente de l’adaptation de l’offre des formations aux besoins de compétences des employeurs » et 22 : « Renforcer la place des entreprises au sein de l’enseignement technique et professionnel ». Autant la concertation avec TOUS les partenaires sociaux est nécessaire pour identifier les métiers porteurs, autant renforcer le pouvoir de décision des seules entreprises, jusque dans les établissements scolaires, me paraît une limite à ne pas franchir.

La fameuse politique de montée en gamme est déjà un axe fort des politiques économiques des Régions, des pôles de compétitivité (politiques de solidarité des filières industrielles et des territoires) et devrait s’intensifier avec la Banque Publique d’Investissement. Les mesures gouvernementales identifient le numérique et timidement la « transition énergétique », citée au détour d’une phrase. Il est quand même stupéfiant de voir un paragraphe entier du « Pacte de compétitivité » consacré aux tournages de films… Et rien sur la transition écologique ! Parfois, on se pince un peu…

Quant au rapport Gallois, il n’était pas à une contradiction près : Comment financer à la fois « les énergies renouvelables, les hydroliennes, la voiture du futur, les réseaux électriques intelligents »… et développer en même temps les gaz de schiste ? Entre l’industrie noire du XXème siècle et l’industrie verte et innovante du XXIème, il faudra peut-être enfin un jour choisir !

En conclusion, certes, le gouvernement n’a pas déterré la hache de guerre sur les gaz de schiste mais il passe à côté de mesures fortes pour la transition écologique et surtout, transfère le financement des entreprises sur les consommateurs, au risque d’entretenir la spirale d’austérité et de ne pas pouvoir mesurer les résultats en terme d’emplois ou d’investissements.

 Plusieurs échéances peuvent permettre de contrebalancer ces annonces :

§  Une riposte des organisations syndicales et du mouvement social ;

§  le projet de loi sur la gouvernance des entreprises (conférence sociale en cours) ;

§  la conférence sur l’énergie ;

§  l’accélération des travaux du groupe de travail sur la fiscalité écologique.

Au niveau local, nous débattrons de la transition énergétique à l’occasion d’un forum organisé par EELV à Marseille : le 1er décembre, Salle Sénac – 6-8, rue Sénac – 13 001 Marseille.

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Suite du rapport Gallois: réaction de la députée EELV Eva Sas ...

6 Novembre 2012, 23:07pm

Publié par jeanyvespetit

                                                         IMG 0315                                                         

                                                           Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi : 
                                                                

                                                                  - rendez-vous manqué avec l’écologie, 
                                                            - rendez-vous manqué avec le dialogue social.
 
Dans la suite du rapport Gallois, le gouvernement vient d’annoncer la mise en place du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE). Cet allègement fiscal de 20 milliards d’euros accordé aux entreprises sera, de fait, payé par les ménages sous forme d’une hausse de la TVA en 2014 et de réduction des dépenses publiques. Si les propositions du gouvernement sur l’alternance, la formation et l’accès au financement des PME sont porteuses d’espoir, le CICE tel qu’il est décrit à ce jour n’est pas suffisamment encadré. Une conditionnalité sociale et environnementale est nécessaire. A défaut, le CICE s’inscrirait dans une conception ancienne et dépassée de la compétitivité.
 
Car aujourd’hui, penser la compétitivité, c’est préparer l’économie de demain. Et l’économie de demain, c’est celle des économies d’énergie, des énergies renouvelables, de la mobilité durable, des technologies propres,… Or les propositions annoncées par Jean-Marc Ayrault sont symptomatiques d’une vision non pas anti-écologique, mais a-écologique de l’économie. La question de l’épuisement des ressources, du renchérissement du coût de l’énergie et des matières premières y sont à peine abordées.
Et pourtant, la facture énergétique vient déjà grever la compétitivité des entreprises et affaiblir la consommation des ménages. Le coût de l’énergie, c’est aujourd’hui plus de 10 % de la valeur ajoutée dans des branches industrielles comme le papier, la chimie minérale, les fibres artificielles ou la métallurgie. Il est temps d’aider nos entreprises à faire face à cette hausse des coûts pour améliorer leur compétitivité.
 
Après le projet de loi de finances, voilà encore un rendez-vous manqué avec l’écologie. C’était l’occasion d’amorcer le basculement de la fiscalité du travail vers la fiscalité écologique, à l’image de l’Allemagne ou de la Suède.  Et qu’annonce le gouvernement ? Une fiscalité écologique en … 2016 ! La France accuse déjà un retard considérable en matière de fiscalité environnementale : celle-ci ne représente que 2% du PIB, au 21ème rang sur 27 en Europe, contre 5,9 % du PIB au Danemark ou 3,9 % aux Pays-Bas. En Allemagne, le secteur des énergies renouvelables, soutenu par une fiscalité écologique, représente déjà 367 400 emplois directs, et il a créé 207 000 emplois en six ans. En France, l’ADEME l’estime à 94 500, soit le tiers de ce qui est constaté en Allemagne ! Ce n’est pas en remettant à 2016 la mise en place d’une fiscalité écologique à la hauteur des enjeux, que nous comblerons les 10 ans de retard que nous avons en la matière.
 
Le CICE est un rendez-vous manqué avec l’écologie, il ne faudrait pas qu’il soit aussi un rendez-vous manqué avec le dialogue social. En contrepartie de ce crédit d’impôt, les entreprises doivent s’engager en faveur de la création d’emplois, de la baisse de la précarité du travail, de lutte contre les temps partiels subis,… Nous avons longtemps critiqué l’effet douteux des allégements de cotisations sociales non ciblés et non conditionnés. Il serait incompréhensible que le gouvernement s’inscrive dans la suite des politiques qui ont accordé ces dernières années des allègements fiscaux aux entreprises sans contreparties ni conditions.
 
Un Crédit Impôt Compétitivité Emploi sans fiscalité verte, ni engagement des entreprises en faveur de l’emploi, serait donc une triple mauvaise idée : parce qu’il transfère le poids de l’impôt sur les ménages et va ainsi provoquer une baisse de la consommation. Parce qu’il accorde des allègements fiscaux aux entreprises sans contrepartie, ni conditionnalité. Parce qu’en remettant à 2016 la mise en place d’une fiscalité écologique, il ignore l’enjeu de notre économie de demain : construire une économie sobre en ressources et riche en emplois.

 

 

Eva-Sas.jpg                                                                                       Eva SAS

                                                            Vice-présidente de la commission des finances
Secrétaire de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi organique relatif à la programmation et à la gouvernance des finances publiques

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Le Conseil Fédéral d'Europe Ecologie / Les Verts se prononce contre la ratification du TSCG

22 Septembre 2012, 23:14pm

Publié par jeanyvespetit

drapeau européen

Motion :

 

Le Conseil Fédéral d'Europe Ecologie / Les Verts :

 

- Se prononce contre la ratification du TSCG, dont une lecture stricte ne répondra pas durablement aux crises auxquelles est aujourd'hui confrontée l'Union européenne et constitue un obstacle à la transition écologique ;

 

- exprime le voeu que dans la préparation du budget 2013, l’objectif de réduction du déficit budgétaire à 3% soit différé ;

 

- soutient les mouvements sociaux européens de lutte contre l’austérité, en particulier l’alter Summit et les mobilisations appelées par la confédération européenne des syndicats (CES).

 

- mandate le Bureau exécutif pour engager des discussions avec le gouvernement et les autres formations politiques de la majorité pour déterminer avec elles un nouvel agenda européen de la France, dans le respect des propositions écologistes, visant à poursuivre et amplifier la réorientation de l'Union européenne. Le Bureau exécutif devra agir dans le cadre des orientations adoptées, en 2011, par le Parti Vert Européen.

 

- recommande aux parlementaires écologistes :
- de soutenir ces positions lors des débats et des votes au Parlement ;
- de contribuer à éclairer le débat européen en diffusant le texte du TSCG ainsi que les analyses que les écologistes en font, et en organisant dans les euros régions et les circonscriptions des débats publics très largement ouverts sur l’avenir de l’Europe.

 

Pour : 77 ; Contre : 24 ; blancs : 8
Adoptée à 70,64 % des exprimés.

 

LOGO EELV fondblanc quadri

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Déclaration des syndicats CGT et CGC de Fralib à Gémenos...

12 Mai 2012, 05:47am

Publié par jeanyvespetit

NOTRE USINE, UN ESPACE DE LIBERTE, DE FRATERNITE ET DE TRAVAIL
Tribune Fralib
 
Depuis plusieurs jours, la direction de Fralib a multiplié les provocations, installant une milice privée, de véritables mercenaires entraînés au combat pour exaspérer les salariés, les intimider : contrôle d’identité à l’entrée de l’usine, tentative d’interdire l’entrée des délégués dans l’usine, pressions à l’encontre des travailleurs, coupures d’électricité dans le local syndical ….
La visite, la semaine dernière, d’une société de déménagement industriel, a été confirmée par un courrier envoyé hier par la direction de Fralib aux représentants du personnel annonçant la mise en oeuvre du démontage de l’outil de production. De plus, elle annonce dans ce courrier la mise en place d’un « barrage physique » entre l’usine et le local syndical interdisant toute possibilité aux salariés de venir consulter leurs représentants. Un nouveau mur de la honte en quelque sorte. Cette situation est d’autant plus intolérable qu’elle s’accompagne depuis plusieurs semaines d’une mise sous surveillance constante des salariés et de leurs élus portant atteinte à la liberté syndicale dans la droite ligne de la politique liberticide d’extrême droite de Sarkozy, président des riches mis au rencart. Si, par ces mesures, la direction croyait impressionner les salariés, c’est un nouvel échec. Si elle croit élever ainsi des digues contre le nouveau cours politique, nous agirons pour que la justice, le droit au travail, l’avenir industriel de notre pays soient les éléments centraux du progrès économique et social.
Cette situation totalement intolérable place les travailleurs de Fralib et leurs élus syndicaux, en situation de légitime défense pour sauvegarder leur usine. Ils ont décidé de reprendre leur entreprise et de mettre dehors les miliciens. Cela s’est passé calmement, sans heurt ni violence en contradiction flagrante avec les élucubrations de Bruno Witvoet, PDG d’Unilever France. La présence nombreuse des militants CGT du département, de la profession et des salariés de l’usine montre la forte mobilisation et la puissante solidarité autour des Fralibiens. La venue spontanée de nombreux responsables des partis de gauche, de personnalités et représentants des collectivités territoriales a confirmé leur soutien à la lutte des salariés.
Aujourd’hui, au petit matin, les salariés de Fralib ont repris pleine possession de leur usine et de leur outil de travail, outil que nous avons toujours affirmé protéger pour permettre la mise en oeuvre de notre solution alternative. Si des dérapages pouvant conduire à des drames humains se produisaient, ils seraient de la seule responsabilité de la direction de Fralib du groupe Unilever et du gouvernement encore en place avant le passage de responsabilité au nouveau Président de la République et son gouvernement.
Cette usine que Fralib voulait transformer en camp retranché gardé par la milice et des maîtres-chiens est redevenue ce matin, à l’aube, un espace de liberté, de fraternité, de lutte collective pour le droit de travailler et de vivre dignement ici à Gémenos. Depuis septembre 2010, nous affirmons qu’aucun boulon ne sortira de notre usine. On ne lâchera rien !!!
Maintenant, l’heure est à la prise en compte réelle de notre projet alternatif. Nous sommes disponibles à tous moments pour engager les négociations nécessaires. Toutes les forces, et notamment François Hollande, Président de la République, qui soutiennent notre projet, doivent concrétiser leurs engagements dans la plus grande cohérence pour imposer au groupe Unilever qu’il assume ses responsabilités.
Gémenos, le 11 mai 2012

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29 février: journée européenne pour l'emploi et la justice sociale...

24 Février 2012, 06:26am

Publié par jeanyvespetit

C'est la 1ère fois que les syndicats des 27 pays européens appellent en commun à une journée d'action.

A Marseille, cette journée d’action se traduira par une manifestation qui partira à 10h30 du Vieux Port.

appel CES pour le 29-02-12

   

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Notre action au sein de la Région sur l'emploi: une interview de Sophie Camard sur LCM...

20 Février 2012, 06:54am

Publié par jeanyvespetit

EELVPaca bandeau site OKOK 2011

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Intervention de Jean Desessard sur la proposition de loi relative au transport aérien...

19 Février 2012, 08:09am

Publié par jeanyvespetit

LOGO EELV fondblanc quadriMadame la présidente, monsieur le ministre, chers collègues, je tiens à dire à Mme Procaccia qu’elle n’a pas le monopole de l’empathie avec les usagers coincés à l’aéroport.(Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC.) Nous avons tous été sensibles aux images diffusées à la télévision. (Exclamations sur les travées de l’UMP.)
Mais, à la différence de vous, mes chers collègues, on garde la tête froide pour voir ce qu’on peut faire. (Protestations sur les travées de l’UMP.
Tentons d’analyser votre démarche.
Cette proposition de loi procède non seulement d’une volonté d’affichage politique, mais elle est aussi marquée par le non-dit. Certes, elle a été déposée en novembre, mais c’est après la grève des agents de sécurité, et non des pilotes, de plusieurs aéroports, qui avait perturbé le trafic aérien pendant les vacances de Noël qu’elle a été mise à jour.
Soyons clairs : nous sommes tous pour le droit à l’information et pour que les usagers ne soient pas bloqués dans les aéroports ! (Exclamations sur les travées de l’UMP)
Cette proposition de loi est arrivée à point nommé, c’est-à-dire au moment où tout le monde était ému par cette situation. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce gouvernement fait des lois médiatiques.
Dès qu’un événement se produit dans la société, il fait une loi ! (Rires et applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)
Voilà pour l’affichage politique ! Venons-en au non-dit.
Monsieur le ministre, vous avez parlé du droit des usagers à circuler librement… … et aussi du respect du droit de grève. Il faudrait donc pouvoir faire grève, mais sans que cela ne gêne personne… (Exclamations sur les travées de l’UMP.) Comme vous n’osez pas dire que vous voulez porter atteinte au droit de grève, vous trouvez des formules et des moyens pour le limiter.
Madame Procaccia, votre discours était quand même sensationnel à cet égard ! (Marques d’ironie et applaudissements sur les travées de l’UMP)
Vous accusez, comme toujours, les grévistes d’être responsables de tout. Or le dialogue social doit se faire à deux ! (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)
Une grève résulte d’un conflit entre le patronat et les salariés. À quel moment avez-vous fait porter une responsabilité, même minime, sur les patrons, dans cette affaire ? Dans votre logique antisociale, vous souhaitez obliger les salariés à se déclarer individuellement grévistes quarante-huit heures avant le début de la grève,…puis à ne reprendre le travail que vingt-quatre heures après l’avoir décidé. Vous semblez ignorer que, lorsqu’on est en grève, on souhaite que le dialogue social aboutisse : on discute, on fait des concessions.
Pour vous, tout cela ne sert à rien : même en cas d’accord, les salariés doivent rester grévistes et ne pas être payés. Belle conception du dialogue social !
En interdisant à chaque salarié de se rétracter moins de vingt-quatre heures avant le début de la grève, sous peine de sanction, vous faites peu de cas du dialogue social. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)
Vous parlez d’un dispositif de dialogue social préventif, mais vous durcissez les possibilités de se mettre en grève ou de la terminer rapidement lorsqu’elle est engagée.
Cette proposition de loi tend à mettre en œuvre une réforme aux dépens des seuls salariés, puisque aucune sanction n’est envisagée pour le patron qui n’aurait pas négocié. Cette réforme se fera aussi aux dépens des usagers puisqu’elle rend difficile la reprise du travail.
Vous parlez de dialogue social, mais vous n’avez même pas pris la peine de consulter les partenaires sociaux avant de proposer cette réforme.Il aurait pourtant été intéressant que les premiers concernés donnent leur avis.Pis, en appelant à la « sauvegarde de l’ordre public » au nom de la protection de la santé et de la sécurité des personnes, la droite fait un amalgame dangereux en considérant les mouvements sociaux de personnels comme des troubles à l’ordre public.
Je trouve cette assertion incompatible avec nos principes républicains.
La grève est un droit civique, un droit salarial. Les grévistes qui contestent une réforme ou un plan de licenciement ne sont pas des terroristes. La droite, qui a tendance à les désigner comme des preneurs d’otages, l’oublie souvent.Dans cette affaire, le manque de dialogue social vient non pas des salariés, mais bien de la direction.
Monsieur le ministre, un préavis de grève avait été déposé le 8 décembre, mais le patronat n’ayant pas engagé de négociations, la grève a bien sûr débuté quelques jours plus tard, en pleine période de vacances scolaires. Mais le patron n’a donné aucun signe !
Éric Diard, auteur de la proposition de loi, reconnaît même ne pas être sûr que les employeurs aient mis tous les moyens sur la table pour négocier. Pourtant, le Gouvernement s’est mobilisé, notamment sur le terrain médiatique, pour opposer les usagers des transports aériens aux grévistes.
Afin de garantir la continuité du service, les salariés ont été remplacés par les forces de l’ordre. Mais qu’a fait alors le Gouvernement pour améliorer le dialogue social ?
Qu’apporte aujourd’hui cette proposition de loi en termes de dialogue social ? Rien, ou plutôt si : elle contribue à déséquilibrer le rapport entre salariés et patrons, toujours au profit de ces derniers !
Vous avez dit, monsieur le ministre, que ces grèves à répétition mettaient à mal l’entreprise.Mais à qui la faute ? Croyez-vous qu’une entreprise se réduise à ses seuls patrons ? Les salariés ne la représentent-ils pas tout autant ? Eux aussi ont envie qu’elle fonctionne, car elle appartient à tout le monde !
Vous vous trompez de priorité. La vraie urgence, c’est de s’attaquer aux raisons des grèves, à ce qui les fait naître : la précarité et les mauvaises conditions de travail. Croyez-vous vraiment que les salariés font grève par plaisir ? Personne n’est heureux de se priver d’une partie de son salaire !
Les grèves permettent aux salariés de défendre leurs droits et leurs conditions de travail. Ceux qui ont lutté en décembre dernier, auxquels la droite veut aujourd’hui restreindre le droit de grève, subissent de plein fouet la libéralisation du secteur aéroportuaire, désormais à la pointe de la flexibilisation, avec un recours important à la sous-traitance et à l’intérim.
À l’aéroport de Roissy, 37 % des agents de sûreté sont à temps partiel, avec des conditions de travail difficiles, de faibles salaires. Le turn-over y est de 17 %. Il est donc normal que les gens se battent.
Mme Procaccia devrait pleurer un peu plus sur la situation de ceux qui gagnent 1 300 euros par mois !
Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, puisque nous disons oui au droit à l’information des usagers, oui au dialogue social, oui au combat des salariés pour l’amélioration de leurs conditions de travail, nous disons non à cette proposition de loi, qui vise à leur interdire le combat pour la dignité ! (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)

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Rencontre entre les salariéEs de Fralib et le conseil régional...

17 Janvier 2012, 08:05am

Publié par jeanyvespetit

Une réunion a eu lieu lundi 16 janvier au sein du conseil régional avec les représentants des salariéEs de l’usine.
 
 
Le groupe Europe Ecologie/Les Verts était représenté par mon collègue Hervé Guerrera. Ci-après, vous trouverez un compte rendu très synthétique.
 
 
Deux réunions sont programmées :
 
 
§ Le 25 janvier :une réunion tripartite : Etat, la direction UNILEVER et le Comité d’entreprise. Si dans l’ordre du jour de cette réunion est inscrite « la liquidation du site », le CE prévoit de ne pas y participer.
 
§ Le 26 janvierune réunion est programmée avec les collectivités locales pour travailler sur les prospectives, sur le projet des salariés et une reprise en SCOOP.
 
 
-   Il a été décidé que la Région demande au préfet le report de la réunion du 25 janvier et appuie politiquement le projet de reprise.
 
-   La reprise pose toujours la question de la marque, de l’outil de travail et du chiffrage de l’ensemble. Les salariés souhaitent garder la marque « éléphant ». La production peut être assurée mais il faut encore améliorer la connaissance des filières d’approvisionnement et d’écoulement. Le souhait des salariéEs est  s’orienter vers une production équitable et respectueuse de l’environnement.
 
 
Mis à part chercher à provoquer le départ de chaque salarié, La direction d’UNILEVER refuse tout dialogue quant au maintien d’une activité industrielle sur le site de Gémenos.
Tribune Fralib

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Eva Joly - L’écologie ouvre un nouveau chemin pour créer un million d’emplois...

13 Janvier 2012, 18:05pm

Publié par jeanyvespetit

 

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Publié le 13 janvier 2012

IMG_9223_redimensionner.jpgCe vendredi, Eva Joly est allée à la rencontre des salariés de M-real en Haute-Normandie, qui s’opposent à la fermeture de leur usine rentable et défendent sa conversion écologique. La candidate des écologistes y a développé son Pacte écologique pour l’emploi.

« La France poursuit des mirages et des impasses pour répondre au chômage, à commencer par l’espérance vaine d’une croissance retrouvée. La réponse des écologistes pour créer un million d’emplois, c’est l’économie verte et le vivre-mieux ; c’est l’économie de proximité ; c’est le retour du long terme dans l’économie par la rénovation du dialogue social. En changeant de perspective, de modèle, nous montrons aujourd’hui que nous sommes les seuls à ouvrir le chemin pour créer de nouveaux emplois », a déclaré Eva Joly.

Le Pacte écologique pour l’emploi repose sur cinq piliers :

1) La création nette d’un million d’emplois d’ici 2020 par la transition écologique (voir le chiffrage détaillé sur le document 1 million d’emplois).

2) Le développement d’une économie de la proximité par un plan de développement pour les entreprises locales et un engagement national en faveur de l’économie sociale et solidaire.

3) La protection des salariés et des entreprises contre la logique financière de court terme, en donnant aux salariés la moitié des sièges dans les conseils d’administration et un droit de préemption sur leur entreprise si elle est condamnée à la fermeture.

4) Le « travailler mieux pour travailler tous », en donnant aux salariés un droit d’opposition à toute mesure d’organisation du travail qui pourrait mettre en danger la santé au travail, et en ouvrant un dialogue national sur le partage du temps de travail.

5) La préférence sociale et environnementale, en Europe et à ses frontières.

« J’ai tenu à présenter ce pacte avant le sommet social décrété par Nicolas Sarkozy, qui est l’exemple même d’une politique de coups sans lendemain. Dans cette campagne, je ne serai pas une marchande d’illusions. Je ne vous mentirai pas. Je propose ce que je peux tenir en fonction du principe de responsabilité » a poursuivi Eva Joly.

Accédez au discours complet d’Eva Joly sur le Pacte écologique pour l’emploi

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Fralib, l’occasion de concrétiser « le produire français » !

21 Décembre 2011, 08:10am

Publié par jeanyvespetit

Tribune_Fralib.jpg

Depuis quelques semaines, on entend des responsables politiques, dont Nicolas Sarkozy, insister sur la nécessité « de produire français ». L’idée semble séduisante, encore faudrait-il que ce ne soit pas qu’une simple opportunité médiatique.

Sur le bassin de vie du pays d’Aubagne existe une entreprise, Fralib, dont le groupe Unilever souhaite délocaliser la production en Belgique et en Pologne. Depuis plusieurs mois les 182 salariés agissent, avec leurs syndicats, pour que l’activité industrielle soit maintenue sur le site de Gémenos et ainsi préserver leur emploi.

Un rapport démontre l’erreur stratégique du groupe Unilever dans la fabrication  des sachets de thé et la rupture du pacte de spécialisation des lieux de production, affaiblissant, ainsi, le site de Gémenos.

Une étude de potentialité confirme la pertinence de la marque « thé Eléphant ».

La tenue d’une table ronde est demandée au Gouvernement afin de réunir le groupe Unilever, les représentants des salariés et l’Etat…cette demande est toujours sans réponse à ce jour !

A Gémenos, tout est sur place pour « produire français », les salariés,  l’outil de production et le savoir faire ! Il est nul besoin d’agir pour favoriser un « retour », une « relocalisation » de la production par contre, il est essentiel d’agir pour que l’activité industrielle reste en Provence, donc en France !

C’est bien le moment de concrétiser « le produire français » !

 

Gémenos, le 21 décembre 2011

Jean Yves Petit

Vice Président, délégué aux transports et à l'éco-mobilité

Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Conseil municipal de Gémenos

Mobile: 07 86 14 61 55LOGO EELV fondblanc quadri

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