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Blog de jean Yves Petit

Vélos : les éléments de mon intervention lors de l’inauguration d’une section à Robion (84)...

20 Septembre 2015, 10:01am

Publié par jeanyvespetit

Vélos : les éléments de mon intervention lors de l’inauguration d’une section à Robion (84)...

Un contexte favorable

En 2015, les vents sont favorables pour la construction des grands itinéraires cyclables :

  • Le schéma régional des véloroutes et voies vertes de Provence-Alpes-Côte d'Azur est en révision. L’évolution de sa carte sera validée par notre Assemblée Plénière le 16 octobre par la Région.
  • Les contrats État/Région prévoient un soutien à ces véloroutes (EV8 et Via Rhôna) ;
  • Fin 2016, la Via Rhôna sera ouverte complètement du lac Léman à la méditerranée.

L’EuroVelo 8 peut bénéficier de cette dynamique et être opérationnelle en 2020. L’objectif du projet « EuroVelo 8 » est de mettre en place une nouvelle grande destination pour le tourisme à vélo, à l’instar de ce que sont la Loire à vélo, la véloroute de la mer du Nord, la véloroute du Danube, la Vélodyssée, ...

Que sont EuroVelo et l’EuroVelo 8 ?

Les EuroVelo sont de grands itinéraires en projet, parcourant l’Europe sur 70 000 km. L’EuroVelo 8 ou « Véloroute de la Méditerranée » est une des 14 véloroutes de ce réseau.

Elle s’étendra sur une distance de 5 888 km et reliera à terme Cadix, en Espagne, à Chypre, à travers onze pays du bassin méditerranéen (Chypre, Grèce, Albanie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Slovénie, Italie, Monaco, France, Espagne).

Ces véloroutes sont en grande partie aménagées sur des voies dédiées aux cyclistes (voies vertes, pistes cyclables). Elles constituent un levier pour le développement du tourisme et de l’éco-mobilité, qu’ils peuvent fortement stimuler dans les territoires traversés.

A qui s’adresse l’EuroVelo 8 ?

L’EuroVelo 8 va s’adresser aussi bien aux clientèles locales, nationales qu’européennes.

Les populations urbaines redécouvrent les vertus du vélo au quotidien et ne voient plus les vacances à vélo comme une utopie. En Italie et en Espagne, comme plus tôt en Europe du nord, des tour-opérateurs ont vu le jour ces dernières années. Ils accompagnent l’apparition d’une nouvelle clientèle qui veut sortir des sentiers battus.

La construction de l’EuroVelo 8 consiste donc à proposer un itinéraire de grande qualité pour que tout un chacun puisse s’y lancer sans crainte, qu’il soit habitué ou néophyte.

Les atouts de l’EuroVelo 8

Les véloroutes sont créatrices d’emplois et génératrices de retombées économiques importantes. Elles sont aussi le support d’une mobilité active et de loisirs de proximité pour les habitants autour de l’itinéraire.

Cet itinéraire est potentiellement très attractif pour les publics Allemand et Néerlandais, ainsi que les marchés émergents du vélotourisme : France, Italie et Espagne.

L'EuroVelo 8 - véloroute de la Méditerranée est un des itinéraires phares du schéma national et du schéma régional des véloroutes et voies vertes.

Le vélo fait du bien :
- aux habitants : ils facilitent les déplacements (utilitaires, loisirs de proximité), sont bon pour la santé et permettent des économies de budget et de temps pour les ménages...
- à la société : moins de bruit, de pollution, plus d'activités économiques (commerces en ville, tourisme)... Un touriste à vélo dépense 1,5 fois plus qu’un touriste en voiture, 1km d’itinéraire peut générer entre 50 et 200 k€/an de retombées économiques directes sur son territoire proche.

L’origine du projet EuroVelo 8 en Provence-Alpes-Côte d'Azur

En 2013, l’association « Vélo Loisir Provence », à l’origine du Luberon à vélo et du Verdon à vélo, a proposé à la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur de sensibiliser les collectivités à la réalisation de cet itinéraire. Après des réunions d’échanges proposés dans chaque département des deux régions concernées, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a alors proposé de mettre en place un comité d’itinéraire en étant le chef de file.

Le comité d’itinéraire pour aménager l’EuroVelo 8 en France

En 2015, la Région a proposé d’associer l’ensemble des territoires (Département, intercommunalités et Région Languedoc-Roussillon) traversés par la portion française de l’EuroVelo 8 dans un comité d’itinéraire.

Une convention de partenariat et de financement du comité d’itinéraire de l’EuroVelo 8 est en cours de signature pour la première phase du projet de 2016 à 2018.

Le cas du Luberon

Le Luberon est un des territoires pionniers pour l’organisation d’un tourisme à vélo grand public en France. Depuis la fin des années 1990, un réseau d’itinéraires y a été créé, ainsi qu’un réseau de professionnels aptes à proposer aux cyclistes des services spécifiquement dédiés : abris pour les vélos, kit de réparation…

L’EuroVelo 8 vient compléter ce maillage local et lui donner une dimension internationale.

Section « gare de Robion – Coustellet »

La section inaugurée le 16 septembre 2015 relie la gare de Robion à Coustellet, elle est longue de 3,4 km. La Région l’a subventionnée pour 255 000 euros sur 850 000 (30%).

La Région a par ailleurs financé chaque section de cette véloroute du Calavon, intégrée à l’EuroVelo 8, soit pour les 37 km réalisés jusqu’à aujourd’hui, plus de 2,2 millions d’euros, environ le quart du coût total.

Vélos : les éléments de mon intervention lors de l’inauguration d’une section à Robion (84)...

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En 2014, les 170 agents de la Police Ferroviaire ont procédé à 1081 interpellations sur la région PACA !...

20 Septembre 2015, 08:29am

Publié par jeanyvespetit

En 2014, les 170 agents de la Police Ferroviaire ont procédé à 1081 interpellations sur la région PACA !...

Eh oui Madame Maréchal Le Pen, Monsieur Estrosi, vous qui portez le même programme et faites de la politique de la même façon …. « Proposer ce qui existe déjà » !

En 2014, sur la région PACA, les 170 agents de la Police Ferroviaire ont procédé à 1081 interpellations avec remise aux forces de l’ordre.

Parmi vos 10 propositions*, nous trouvons la création d’une police régionale dans les transports.

Bien entendu, la majorité du conseil régional et la SNCF ne vous ont pas attendu pour agir !

Trains et gares sont des lieux où se rencontrent tous les comportements de la vie sociale, y compris les plus répréhensibles. C’est au regard de ces risques que la Région PACA et la SNCF ont décidé de mettre la sûreté au cœur de l’offre de transport pour offrir aux usagers la meilleure sûreté dans les gares et dans les TER.

Les 170 agents, très compétents, de la police ferroviaire, sous la direction d’un ancien officier de la gendarmerie, œuvrent en tenue armée et clairement identifiée depuis la fin des années 1990. Ils luttent contre tous types de malveillances qui vont des incivilités jusqu’à l’acte terroriste, en passant par les atteintes aux personnes et aux biens. Il s’agit d’une des préoccupations majeures de la SNCF et de la Région.

La forte fréquentation estivale en Provence-Alpes Côte d’Azur nécessite un renfort d’agents de l’UNIR (Unité Nationale d’Intervention Rapide), basée à Paris. Il en est de même pour les périodes les plus marquées en évènementiel telles que le Carnaval de Nice (Monsieur Estrosi ne doit pas aller souvent dans sa gare pour ne pas avoir vu les 51 agents qui agissent, chaque jour, sur la Côte d’Azur !), la fête des Citrons, le Grand Prix de Monaco ou encore le Festival de Cannes, ou encore pour compléter le dispositif de sûreté sur la ligne MARSEILLE / AIX.

Bien entendu, contrairement au projet de Monsieur Estrosi « qui propose ce qui existe déjà », la *vidéo-surveillance est présente dans les gares et dans les TER. En 2014, cela a permis 110 interpellations dans le strict respect de la réglementation en vigueur par la CNIL.

Le Contrat d'exploitation des services ferroviaires régionaux de voyageurs entre la Région PACA et la SNCF, prévoit pour ces actions de sureté une ligne financière d’environ 10 M€, soit un financement équivalent à 220 agents.

La Région PACA a fêté, cette année, les dix ans de son dispositif de prévention des comportements incivils en gare et à bord des trains (aujourd’hui à 1,5 M€/an pour 24 éducateurs et médiateurs), dispositif qui reçoit un bon retour de la part des usagers des haltes/lignes concernées. Dispositif unique en France !

Madame Maréchal Le Pen, Monsieur Estrosi « Proposer ce qui existe déjà » image bien les pratiques politiciennes dignes du passé que vous représentez ! Il est grand temps d’élire des femmes et des hommes politiques qui représentent l’avenir avec l’éthique comme ligne de conduite !

Contact :

Jean Yves Petit

Vice-Président, délégué aux transports et à l'éco-mobilité

Mobile: 07 86 14 61 55

* publiées par Nice Matin et Var Matin

*170 agents répartis sur le territoire régional:

- agence PROVENCE-ALPES à MARSEILLE (86 agents) : MARSEILLE / MIRAMAS / AVIGNON / TOULON

- agence COTE D’AZUR (51 agents) : NICE / CANNES / ST RAPHAEL.

- Pôle Production (Groupe Expertise et Poste de Commandement) à Marseille : 19 agents

- Pôle du Siège de la Police ferroviaire à Marseille : 14 agents.

*La Video Protection :

- Caméras équipant les rames TER : 951 caméras embarquées (+ 475 caméras dès livraison définitive des 26 nouveaux trains Régiolis et Régio2N ).

- Caméras équipant les gares en PACA : 722 caméras (+ 140 caméras dès 2016).

En 2014, les 170 agents de la Police Ferroviaire ont procédé à 1081 interpellations sur la région PACA !...En 2014, les 170 agents de la Police Ferroviaire ont procédé à 1081 interpellations sur la région PACA !...

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Taux de l’indemnité kilométrique vélo : Gardons 25 centimes du kilomètre comme base de travail pour les arbitrages en cours ! ...

17 Septembre 2015, 21:03pm

Publié par jeanyvespetit

Taux de l’indemnité kilométrique vélo : Gardons 25 centimes du kilomètre comme base de travail pour les arbitrages en cours ! ...

Le 15 septembre 2015, Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux transports, a annoncé que le décret fixant le taux de l’indemnité kilométrique vélo sera publié avant la fin de l’automne.

Jean-Yves Petit, Vice-Président écologiste de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur en charge des Transports et de l’Eco-Mobilité, se félicite qu’une échéance soit fixée pour la publication de ce texte indispensable à la mise en œuvre de l’indemnité kilométrique vélo qui est en vigueur depuis le 1er juillet dernier, suite à l’adoption de la Loi sur la transition énergétique et la croissance verte (article 50).

Pour autant, le montant de cette indemnité évoquée par la ministre du Développement durable, entre 12 et 15 centimes par kilomètre, n’est pas de nature à déclencher un usage important du vélo pour les déplacements domicile-travail ni un transfert massif de la voiture vers ce mode non polluant, bon pour la santé et l’économie. Les exemples étrangers et le succès de l’expérimentation réalisée par le ministère l’an passé auprès de 10 000 salariés montrent que le montant de l’indemnité doit être supérieur.

Avec les parlementaires mobilisés sur le dossier et le réseau des villes et territoires cyclables, il plaide donc pour une indemnité kilométrique vélo de 25 centimes d’euros par kilomètre, seule base de travail cohérente avec les expériences concluantes sur le sujet.

Le Ministre a également annoncé la création de deux sous-groupes de travail au sein du Comité de pilotage du Plan national d’action pour les mobilités actives, en charge de la mise en œuvre du dispositif.

- L’un chargé de travailler sur les enjeux économiques liés au vélo (tourisme, industrie, emplois, recyclage).

- L’autre sur les enjeux liés à la formation et à la réglementation (code de la route, facilitation du transport intermodal).

Jean-Yves Petit a quant à lui plaidé auprès du Ministre des Transports pour :

- Améliorer le système de réservation de places dédiées aux vélos dans les TGV et Trains Intercités

- Demander à la SNCF d’activer l’élaboration de son plan de stationnement des vélos comme le prévoit la loi ferroviaire

- Définir précisément qui est en charge du maintien de la qualité des revêtements des pistes cyclables (à intégrer dans la compétence « routes » des Conseils Départementaux)

- Ouvrir une ligne budgétaire dédiée au vélo dans le budget de l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France (AFITF)

- Augmenter les financements de l’Etat dédiés au vélo dans le volet transports des Contrats de Plan Etat-Régions de manière à rattraper le retard pris en matière d’aménagements cyclables dans les Régions

Contact :

Jean Yves Petit Vice-Président, délégué aux transports et à l'éco-mobilité Téléphone: 04 91 57 55 63 Mobile: 07 86 14 61 55

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Débat sur le devenir de la ligne Nice/Cunéo à Breil sur Roya ...

13 Septembre 2015, 15:52pm

Publié par jeanyvespetit

Débat sur le devenir de la ligne Nice/Cunéo à Breil sur Roya ...

Les principaux éléments de mon intervention lors du débat organisé par le comité franco-italien du mouvement Alternatiba sur le devenir de la ligne Nice/Cunéo à Breil sur Roya le samedi 12 septembre :

Après contact avec SNCF Réseau :

La mission de RFI est d’effectuer des travaux sur le réseau Italien. Les travaux réalisés dans le tunnel de Tende pour la sécurisation du tunnel et le déploiement du SCMT sur la section française de la ligne sont une commande spécifique de la Région Piémont.

RFI n’a pas mandat pour faire d’autres travaux

Les rencontres entre SNCF Réseau et RFI (prochaine réunion prévue le 30/09/15) portent sur la réalisation des travaux, la coordination entre les deux entreprises SNCF Réseau et RFI ainsi que la prise en compte des travaux prévus pour le tunnel routier de Tende pour lesquels nous sommes toujours dans l’attente d’une décision de l’opérateur Italien pour l’évacuation des gravats par fer ou route.

Une restitution des études en cours sera faite début 2016.

Concernant l’estimation des couts des travaux coté SNCF Réseau, l’enveloppe allouées à SNCF Réseau ne permet pas de réaliser de tous les travaux définies dans l’étape, en effet, à ce jour, C. Estrosi Président de la Métropole NCA et E. Ciotti, Président du Conseil Départemental 06 refusent de cofinancer les travaux.

Il faut continuer l’action menée par les associations, les élus du territoire et la Région afin d’obtenir la réalisation des travaux permettant de garantir la pérennité de cette ligne de vie ferroviaire.

Débat sur le devenir de la ligne Nice/Cunéo à Breil sur Roya ...

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Réduction des dotations aux collectivités par l'Etat, la déclaration des Elu-e-s Verts et Ecologistes ...

13 Septembre 2015, 14:54pm

Publié par jeanyvespetit

Réduction des dotations aux collectivités par l'Etat, la déclaration  des Elu-e-s Verts et Ecologistes ...

L’Etat a décidé de réduire de 30% les dotations accordées jusque-là aux communes et intercommunalités pour assurer leurs missions. Cette baisse massive est sans précédent et concerne chaque commune ou intercommunalité mais les Régions subissent également cette même politique. Ponctionner les communes pour équilibrer le budget de l’Etat afin, par exemple, d’accorder des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises n’est pas une nouveauté : Nicolas Sarkozy, dont C. Estrosi était le Ministre, avait largement entamé ce mouvement.

Sur la période 2015/2017, les collectivités locales verront donc leurs dotations baisser de 11 milliards.

L’Association des Maires de France (AMF) a décidé de lancer un appel à signature et d’organiser le 19 septembre prochain des initiatives de rencontre entre les élu-es et les citoyen-nes.

Il est inacceptable que les services publics essentiels tels que les écoles, les crèches, les cantines, les transports collectifs, etc. soient réduits. Il est inadmissible que les actions sociales, la vie associative, le sport, l’entretien des rues, des espaces verts ou la collecte des déchets soient impactés du fait de décisions budgétaires gouvernementales à courte vue. Il est aussi inconcevable de faire porter le poids du désengagement de l’Etat aux usagers ou aux contribuables locaux pour maintenir des services publics de qualité ou un niveau d’investissement correspondant aux besoins de la population.

Pour les écologistes, dans un moment où les politiques publiques locales ont besoin de se renforcer pour assurer les solidarités dont l’égalité entre les territoires, dans un moment où la COP21 démontre le rôle prépondérant des collectivités territoriales dans l’action environnementale, il est inacceptable de retirer à ces collectivités les moyens d’agir concrètement et efficacement au plus près du terrain.

Les éluEs EELV appellent donc l’ensemble des élu-es à s’inscrire dans les initiatives lancées et à dialoguer avec les citoyennes et les citoyens de notre pays.

Réduction des dotations aux collectivités par l'Etat, la déclaration  des Elu-e-s Verts et Ecologistes ...

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Assemblée Générale de l’APF 06 à Nice ...

13 Septembre 2015, 08:09am

Publié par jeanyvespetit

Assemblée Générale de l’APF 06 à Nice ...

Les principaux éléments de mon intervention ce samedi 12 septembre.

J’ai salué le travail et le dynamisme de l’association des paralysées de Frances des Alpes Maritimes (APF 06).

De même, j’ai apporté mon soutien au combat des handicapés à faire valoir leurs droits dont celui d’une accessibilité universelle.

L’APF 06 est très impliquée dans les périodes de concertations mises en place par la Région, notamment avec la participation de Mme Azzaro, il en est de même avec une présence active au sein des comités de ligne TER, LER et des CP.

Le 26 Juin 2015, la Région a adopté son Agenda d’Accessibilité Programmé (Ad’AP) qui porte sur les 3 services de transports régionaux sous sa responsabilité : les TER, les LER et les Chemins de fer de Provence.

Ce document est le fruit d’une concertation (2 réunions par département) menée avec les autres Autorités Organisatrices de Transports, les transporteurs et les associations de Personnes à Mobilité Réduite et les transporteurs (SNCF, transporteurs routiers, Régie régionale des Transports). Ce travail était suivi par un Comité technique et un Comité de Pilotage qui comportait des représentants de l’Etat, de la SNCF G&C, SNCF Réseau, de TER, de la Région, et de la FNTV. Une présentation générale a été faite le 21 avril 2015 au siège de la Région à Marseille

Pour mémoire la Région a adopté son Schéma Directeur régional d’Accessibilité en Février 2008 et a engagé une concertation avec les associations pour procéder à son actualisation fin 2013-début 2014. L’actualisation a été validée en Juin 2014 (délibération 14-580 du 27 Juin 2014).

Conformément à la loi (Art L1112-2-1 et l’art R1112-14 du Code général des collectivités territoriales), ce document a été envoyé aux préfets des 6 départements en 2 exemplaires avec A/R. L’Art L 2143-3 prévoit aussi que la Région doit adresser copie de cet envoi à chacune des commissions pour l’accessibilité des communes où sont implantés les bâtiments et installations accessibles au public des gares ferroviaires prioritaires.

Sur les 42 gares prioritaires retenues au titre de l’Ad’AP, 14 sont localisées dans les Alpes Maritimes : Antibes, Beaulieu sur Mer, Cagnes sur Mer, Cannes, Carnoles, Juan les Pins, La Trinité-Victor, Menton, Nice, Nice-Riquier, Nice St Augustin, St Laurent du Var, Tende, Villefranche-sur-Mer.

A noter que par arrêté du 20 Juillet 2015, les gares de Cannes, Nice et Antibes ont été intégrées au Schéma National d’Accessibilité (SNDA) qui est sous la responsabilité de l’Etat.

Un délai de 9 ans est donné pour réaliser l’ensemble des travaux de mise en accessibilité sur ces sites. Une programmation a été prévue pour la réalisation des aménagements ; cela passe d’abord par une série d’études préalables ainsi que de compléments sur des gares déjà traitées. Sur les 144 gares régionales, 66 ont déjà été réhabilitées (cela représente un montant investi de l’ordre de 400 M€ depuis 1998, dont 40 en totalité pour l’accessibilité).

Concernant la ligne des Chemins de Fer de Provence, l’accessibilité développée sur la ligne s’est axée autour des leviers suivants :

  • Le matériel roulant,
  • Les quais et les cheminements
  • Le développement de services d’accompagnement.

La Région va engager en maîtrise d’ouvrage directe, conditionné par l’octroi des financements inscrits au CPER:

  • Le traitement de la chaîne des déplacements sur la partie inter urbaine sur 6 points d’arrêt (parking-gare-quai-train) par des travaux de mise en accessibilité des principales gares du haut de la ligne :
    • Puget Théniers
    • Entrevaux
    • Annot
    • Thorame Haute
    • St André les Alpes
    • Digne les Bains

Intégrant la révision des plans de voie si nécessaire.

  • Le traitement global des 5 pôles d’échanges de la partie urbaine et périurbaine et la réorganisation de lignes de bus pour favoriser les rabattements

La collectivité régionale envisage également l’achat d’élévateurs mobiles dans les principales gares pour compenser les lacunes entre le quai et la plancher du matériel roulant.

A noter le refus, à ce jour, d’une participation au financement de la Ville de Nice, de la Métropole NCA et du conseil départemental 06.

Pour faire suite au vote de Juin, la Région va présenter à la session du 16 Octobre 2015 les opérations suivantes :

- Une convention d’études d’Avant-Projet SNCF G&C / Région portant sur la mise en accessibilité de 25 gares Prioritaires dont Beaulieu sur Mer, Cagnes dur Mer, Carnolès, Juan Les Pins, La Trinité Victor, Menton, Nice Riquier (à noter le refus de la Ville de Nice et de la Métropole NCA présidés par Monsieur Estrosi de participer au financement des travaux), Nice Saint Augustin, Saint Laurent du Var, Tende, Villefranche sur Mer,

L’intervention financière de la Région est de 120 000 € (80 %) sur un montant de 150 000€.

-Les conventions d’études pour l’accessibilité des quais sur les gares de Juan les Pins, Carnoles, St Laurent du Var, Cagnes sur Mer, La Trinité Victor, Villefranche sur Mer. Ces études sont sous maîtrise d’ouvrage de SNCF Réseau, avec une subvention Région de 111 122 €.

- Un avenant à la convention travaux du pôle de Nice-Thiers pour prendre en compte les retards sur les travaux de mise en accessibilité des quais.

Il faut peut-être rappeler que ces retards inacceptables de SNCF Réseau portent sur 4 gares (Nice-Thiers, Marseille-Blancarde, Cavaillon, les Arcs) et 2 projets ferroviaires (Cannes-Grasse et Fos sur Mer). Les travaux sont reportés à l’échéance 2018-2019. La Région et la ville de Cannes se sont battues pour éviter ce décalage sur la gare de Cannes ; les travaux ont bien été livrés en Avril 2015.

-Une étude d’accessibilité de la passerelle du Pôle d’échanges d’Antibes avec la SNCF G&C en vue d’une amélioration des conditions d’accès

Si des travaux ont été réalisés sur les gares de Cannes, Grasse, Antibes, Cagnes, Nice, mais aussi Biot et Villeneuve-Loubet, il reste aussi à concrétiser sur plusieurs projets notamment la gare de Menton.

A noter aussi la mise en place des ateliers pratiques avec les transporteurs routiers et les AOT locales pour permettre à chacun d’échanger, de se familiariser avec les différents types de matériel roulant, et plus simplement d’arriver à un respect mutuel. Un atelier a eu lieu à Gap le 16 Juin dernier et il est convenu d’en prévoir un dans les Alpes maritimes en 2016.

J'ai évoqué la carte ZOU! Solidaire (que M. Estrosi veut supprimer) qui est détenue par plus de 51 000 personnes sans emploi ou bien bénéficiaire de l'allocation adulte handicapé.

La réforme de la décentralisation et de l’action publique, (loi du 27/1/2014 de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles -MAPTAM-) qui va confier aux régions de nouvelles responsabilité notamment sur le rôle de chef de file de l’intermodalité et de la complémentarité des modes de transports publics. Dans ce cadre, il conviendra d’adapter de nouvelles mesures pour favoriser l’accessibilité des Personnes à Mobilité Réduite.

Assemblée Générale de l’APF 06 à Nice ...

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Les élus écologistes régionaux défavorables à la poursuite des rejets liquides en mer de l’entreprise ALTEO de Gardanne (13)...

9 Septembre 2015, 17:41pm

Publié par jeanyvespetit

Alors qu’une enquête publique est en cours jusqu’au 25 septembre 2015 pour statuer sur la demande de l’entreprise ALTEO Gardanne pour prolonger l’autorisation de rejeter en méditerranée ses effluents pour 30 ans, les élu-e-s écologistes au Conseil Régional ont déposé un avis défavorable auprès du commissaire enquêteur.

Depuis 1966, l'entreprise bénéficie d’une dérogation à la législation environnementale l’autorisant à rejeter des résidus liquides et solides à 230 mètres de profondeur dans le canyon de Cassidaigne, en plein cœur du Parc National des Calanques. Cette dérogation est prévue de prendre fin au 31 décembre 2015, obligeant ALTEO à cesser à cette date tous types de rejets (solides et liquides) en Méditerranée. La société ALTEO prévoit bien de respecter l’arrêt en mer de ses rejets solides (boues rouges), grâce notamment à l’installation de filtres-presse, mais soutient qu’il n’existe à ce jour pas de solution économiquement viable à l’arrêt de ses rejets liquides.

Les élu-e-s régionaux écologistes ont déposé, mardi 08 septembre 2015, en mairie de la Ciotat leur contribution à l’enquête publique après un échange avec les commissaires enquêteurs qui tenaient leur permanence dans cette commune du littoral.

Il est à rappeler que depuis l’arrêté préfectoral du 1er juillet 1996, l’exploitant est pleinement informé que « la société devra cesser tout rejet en mer au 31 décembre 2015 ».

« Ce long délai de 20 ans qui fixait la fin d’autorisation de rejets solides et liquides pour trouver une solution aux rejets en mer aurait dû permettre à l’industriel de faire évoluer ses méthodes de fabrication d’alumines pour respecter les normes s’appliquant à tous ses rejets dans l’environnement » écrivent les élu-e-s écologistes dans leur contribution à l’enquête publique.

Et les élu-e-s de conclure : « L’entreprise ALTEO n’a pas à nous faire choisir entre « l’emploi » et « l’environnement » et (…)qu’ « à moins que l’entreprise ne prenne des engagements fermes et précis d’ici la fin de l’enquête publique sur un procédé de traitement de l’eau, ou sur toute autre solution alternative aux rejets en mer, qui nécessiteraient, l’un ou l’autre, un délai d’adaptation, nous vous demandons par conséquent de ne pas donner d’avis favorable dans vos conclusions à cette enquête publique. »

Les élus écologistes régionaux défavorables à la poursuite des rejets liquides en mer de l’entreprise ALTEO de Gardanne (13)...

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La sûreté dans les transports ferroviaires TER méconnue par M. Estrosi ...

6 Septembre 2015, 15:35pm

Publié par jeanyvespetit

La sûreté dans les transports ferroviaires TER méconnue par M. Estrosi ...

Quand Monsieur Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, député, … et prétendant à la président de la Région confirme qu’il parle sans connaître les dossiers régionaux...

Le 6 août, il indiquait dans une interview au quotidien « La Provence » qu’il équipera les TER avec la vidéo surveillance et un accès avec la biométrie.

Le 4 septembre mais aussi le 5, il indique à qui veut l’entendre qu’il veut une police régionale dans les trains régionaux …

Bien entendu, nous n’avons pas attendu Monsieur Estrosi, ni le clan Le Pen pour agir concrètement tant à bord des trains que dans les gares !

Conformément aux dispositions de la loi, les relations techniques, comptables, juridiques et financières entre la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la SNCF pour l’exploitation des TER sont régies par un Contrat d’exploitation (2007-2016).

Le volet sûreté/ sécurité est un élément important pris en compte par les 2 parties qui ont élaboré différentes mesures pour assurer la protection des usagers du transport ferroviaire, du personnel d’exploitation et du matériel ferroviaire.

Ce partenariat s’exerce avec d’autres acteurs comme les services de l’Etat dans le cadre du Contrat Local de Sécurité (CLS) des Alpes Maritimes et sur le site du Pôle St Charles.

Le dispositif « sûreté » actuel s’appuie sur différentes mesures engagées dès 1998, et qui sont aujourd’hui regroupées dans le PRS (Programme Régional de Sûreté) adopté par la Région le 27/6/2003.

Principaux axes retenus dans le Programme régional de Sûreté :

1) Les Moyens humains

  • renforcement de la présence et de la visibilité du personnel SNCF et amélioration de l’accueil embarquement,
  • renforcement de la présence du dispositif policier (Police Ferroviaire–SUGE qui est sous la responsabilité d’un ancien officier de la gendarmerie qui dispose donc de toutes les compétences), Police Nationale des Transports, Police de l’Air et des Frontières), motorisation d’unités.
  • sécurisation des sites avec la présence de personnel supplémentaire (vigiles,...)

2) Les interventions sur les gares et le matériel

- amélioration de l’aspect général et sécurisation des bâtiments et des cheminements, des abords et parkings,

- sécurisation du matériel (sites de remisage, installation de clôtures et de vidéo-surveillance, gardiennage) et plan de lutte anti-tag.

4) Une stratégie d’intervention efficace et réactive

- Mobilité des équipes d’intervention (intervention sur les tags, motos ….),

- Coordination entre les différents services de police et de gendarmerie dans le cadre du Contrat Local de Sécurité (CLS),

- Mise en place d’un centre régional de surveillance générale,

- Création d’un dispositif de gestion de crise.

5) La prévention:

- Prévention des comportements incivils / interventions en milieu scolaire / éducateurs et médiateurs sur les lignes sensibles dans les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes,

  • Intensification de la formation sur la gestion des situations conflictuelles.

6) Prise en charge

  • Accompagnement des usagers agressés.

Au-delà de ces mesures de sécurisation, la politique tarifaire adoptée par la Région avec la carte Zou! (Zou! Etudes, Zou! Solidaire, Zou! 50/75%, Zou! Abonnements du travail) a aussi une grande importance.

Le Contrat d'exploitation des services ferroviaires régionaux de voyageurs prévoit, pour ces actions, une ligne financière d’environ 10 M€, soit un financement équivalent à 220 agents.

En matière d’investissements, la Région participe à l’amélioration des conditions d’accueil des usagers en finançant les opérations de rénovation et modernisation des installations (rénovation de gares, pose de clôture sécurisation des traversées, afficheurs légers… ) ainsi que le renouvellement du parc matériel a des rames neuves.

· Concernant la vidéo-protection/vidéo-surveillance

Nous avons aujourd’hui 951 caméras déployées à bord de nos trains, chiffre qui montera à 1426 caméras lorsque le reste du matériel roulant commandé sera livré.

En terme de couverture du matériel, l’on peut estimer que cela représente aujourd’hui 41 % des rames en services, puis au terme des livraisons (fin 2016/début 2017), entre 45 % et 48 %.

L’on peut par ailleurs rappeler les coûts investis pour la vidéo-surveillance en gare : 850 k€ en 2014, 850 k€ en 2013, 1 380 k€ en 2012, 1 396 k€ en 2011.

· Concernant le contrôle biométrique

De manière globale et générique, un contrôle biométrique consiste à contrôler l’accès au train via un caractère physique : empreinte digitale, iris, voix, l’on peut tout imaginer. En pratique, ça existe dans des zones très limitées d’accès (certaines zones militaires, laboratoires, bureaux « top-secrets »…), dans certains aéroports pour la partie « contrôle des arrivants extranationaux/extra-Schengen », mais nulle part dans le monde, à ma connaissance, comme critère d’accès aux transports publics – pas même à Nice… Que fait donc Monsieur Estrosi ?

la Région PACA a fêté, cette année, les dix ans de son dispositif de prévention des comportements incivils en gare et à bord des trains (aujourd’hui à 1,5 M€/an pour 24 éducateurs et médiateurs), dispositif qui reçoit un bon retour de la part des usagers des haltes/lignes concernées. Dispositif unique en France !

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Inauguration de l’abri vélo de la gare d’Arles ...

6 Septembre 2015, 08:21am

Publié par jeanyvespetit

Inauguration de l’abri vélo de la gare d’Arles ...

Les principaux éléments de mon intervention …

Dans le cadre de ses engagements en matière de maitrise des émissions de gaz à effet de serre, la Région agit pour encourager et faciliter l’utilisation du vélo.

Dès 2010, la Région a voté un cadre d’intervention visant à accompagner les collectivités locales souhaitant implanter des stationnements vélos sécurisés à proximité des gares.

Désormais, la Région souhaite aller plus loin dans les services offerts aux usagers du TER, en prenant l’initiative, de doter, à titre expérimental, certaines gares d’abris vélos sécurisés.

Dans le cadre de cette expérimentation, des abris vélos sont ainsi mis en service près des gares de Briançon, Villeneuve-Loubet, La Garde, La Pauline, Saint-Chamas, et Arles.

Au cours de l’automne, deux nouvelles gares seront équipées : Montfavet et Morières les Avignon.

Le coût d’investissement, de l’ordre de 50 000 € par abri est entièrement financé par la Région, les charges d’entretien et de fonctionnement étant partagées entre la Ville d’Arles et la Région.

Les abris sont modulables et pourront être, si nécessaires doublés pour atteindre 32 places et plus. Ce service s’adresse aux utilisateurs des transports en commun munis de cartes Optima (exemple : cartes ZOU) qui peuvent gratuitement s’inscrire sur le site PACAMOBILITE.FR pour obtenir l’activation de leur carte et ainsi pouvoir utiliser un abri. .

Cette démarche expérimentale dont la gare d’Arles bénéficie aujourd’hui, constitue la première étape d’une démarche plus large.

La loi du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire prévoit en effet que SNCF Mobilités établira un plan de stationnement sécurisé des vélos d’ici août 2017.

Ce plan est élaboré par SNCF Mobilités, en concertation avec les collectivités territoriales, dont la Région.

Ce plan fixera le nombre et l'emplacement des équipements de stationnement des vélos et les modalités de protection contre le vol, en tenant compte de la fréquentation de la gare, de sa configuration et des possibilités d'y accéder selon les différents modes de déplacement.

Un travail collaboratif doit donc s’engager entre la SNCF Gares & Connexions, la Région, et les Villes concernées pour travailler sur l’élaboration de ce plan qui devra comporter un programme de travaux et comportera un plan de financement.

L’intervention de la Région sur le stationnement des vélos en gare, constitue une des facettes de ses interventions en faveur du vélo.

La Région a en effet adopté un cadre d'intervention en faveur des déplacements à vélo qui permet de soutenir la réalisation de véloroutes (itinéraires cyclables longue distance), de liaisons urbaines pour relier des équipements publics régionaux, de stationnements pour vélos en gare.

Les véloroutes permettent de doter un territoire d'un itinéraire principal, bien identifié, sur lequel des boucles de desserte locale peuvent se greffer. Un maillage destiné aux déplacements du quotidien, vers les lieux d'emploi ou scolaire, et aux déplacements de loisirs peut alors se mettre en place.

Le schéma régional des véloroutes et voies vertes est l’outil de planification établi à l’initiative de l’État et de la Région. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, il a été adopté en 2007, sa révision est en cours pour s’achever début 2016. La Région est particulièrement impliquée dans la réalisation deux itinéraires : l’EuroVelo 8 et la ViaRhôna.

La Région est chef de file pour la réalisation de l'EuroVelo 8 en France. Cet itinéraire prévoit 5888 km entre la Grèce et l’Espagne. Les 700 km en France seront mis en service d’ici 2020. Le contrat de plan 2015-2020 prévoit un soutien à l’EuroVelo 8 à hauteur de 3 M€ de la Région.

La Région participe également à la réalisation de la Via Rhôna qui reliera fin 2016 le lac Léman à la Méditerranée sur 800 km. Elle soutient financièrement les investissements des aménageurs.

De 2011 à 2015, la Région aura contribué au financement de près de 200 km d’itinéraires, dont 160 km de véloroutes et 36 km d’itinéraires urbains pour un total de 12 M€.

Concernant Arles.

Avec une desserte ferroviaire importante, par TGV, TER, et Intercités, la gare d’Arles accueille plus de 620 000 voyageurs par an. Mais elle constitue désormais également une véritable plateforme intermodale puisqu’elle est accessible à vélo mais aussi en voiture et en cars et bus régionaux, départementaux et urbains. Aujourd’hui toutes ces modes se juxtaposent et les fonctionnalités et échanges restent confus. Aussi, pour la Région, il est fondamental que le site mute en pôle d’échange urbain de qualité. Des premières études ont été engagées en ce sens il y a quelques années. Il est maintenant nécessaire de travailler à la concrétisation d’un partenariat entre tous les acteurs autour des projets de pôle d’échanges et d’aménagements urbains sur le secteur de la gare, afin que ceux-ci aboutissent.

De même, il convient d’agir ensemble auprès de l’Etat et la SNCF pour que les trains d’équilibre du territoire (TET) continuent de desservir Arles.

Inauguration de l’abri vélo de la gare d’Arles ...
Inauguration de l’abri vélo de la gare d’Arles ...
Inauguration de l’abri vélo de la gare d’Arles ...
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« Cars Macron » : la SNCF souhaite-t-elle continuer d’exploiter les TER ?

4 Septembre 2015, 08:56am

Publié par jeanyvespetit

Après la société Transdev au mois de juin, c’est au tour de la SNCF d’annoncer, hier, le lancement de son offre de transport par cars « Ouibus », qui seront en circulation à partir du 16 novembre 2015. Sur la région Provence-Alpes Côte d’Azur, cela se traduit par des cars qui doubleront l’offre publique régionale et inter-régionale de trains et de cars entre Lyon, Montpellier, Toulouse, Bordeaux ou Nice et Marseille.

En effet, la SNCF vient de mettre en vente sur internet des billets de car OUIBUS pour des trajets à 5€ pour :

2 allers-retours quotidiens entre Marseille, Montpellier, Toulouse et Bordeaux

5 allers-retours quotidiens entre Marseille et Lyon

Et surtout 4 allers-retours quotidiens entre Marseille et Nice en 2h30.

Le temps de parcours est le même qu’en train, c'est-à-dire que les cars empruntent l’autoroute de métropole à métropole.

Vu le prix très bas du billet annoncé par la SNCF (5€ contre un tarif normal à 35€ sur les TER entre Marseille et Nice), la SNCF semble disposer d’une capacité financière importante. Ou bien est-ce la contribution des Régions versée chaque année qui lui permet d’offrir des tarifs aussi bas, en dehors de toute réalité économique ?

Ainsi, aux Régions le soin de continuer, malgré toutes les contraintes budgétaires, d’assurer une desserte équilibrée des territoires. Et à la SNCF celui de fragiliser le transport public, là où circulent déjà des cars et trains régionaux, des trains nationaux et des TGV.

L’abandon annoncé par l’Etat, au travers du rapport Duron, de la circulation des trains Corail InterCités entre Marseille et Nice était donc là pour faire de la place à des cars SNCF qui mettront le même temps de trajet que le train !

Alors que la France accueillera et présidera le Sommet Paris Climat 2015 à la fin de l’année, c’est un très mauvais signal que le gouvernement envoie à l’heure de la mobilisation générale contre le changement climatique.

Une autre question demeure : qui prendra en charge l’aménagement des nouvelles et actuelles gares routières ? Les Régions, encore une fois ? Elles qui viennent de signer un contrat de plan Etat/Région 2015/2020, elles qui rénovent les voies ferrées, qui transforment les gares ferroviaires en pôles d’échanges multimodaux, qui achètent de nouveaux trains régionaux ?

Stoppons cette dérive libérale : jouons la carte de l'intermodalité et celle de l'égalité et de l’aménagement de nos territoires !

Jean-Yves Petit, Vice-Président aux Transports et à l’Eco-Mobilité de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Bon à savoir : PACA est l’une des régions de France qui dispose d’un important réseau de lignes routières avec 22 lignes LER (Lignes Express Régionales) complémentaires avec le réseau TER, irriguant le territoire régional avec des cars à haut niveau de confort. Chaque année, ce sont plus d’un million d’usagers qui empruntent les LER.

Carte des dessertes de OUIBUS SNCF

Carte des dessertes de OUIBUS SNCF

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