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Blog de jean Yves Petit

Liaisons régionales. Comment Paca va contourner la SNCF et RFF...

8 Avril 2014, 15:45pm

Publié par jeanyvespetit

Ci-après, un article de la revue Ville Rail et Transports : http://ville-rail-transports.com/node/19509?number=15

 

photo01-01-14

 

Face au devis « exorbitant » présenté par RFF pour rouvrir la petite ligne de… Digne - Saint-Auban, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a décidé de faire ses propres calculs. Elle estime que RFF a chargé la barque en envisageant des normes de sécurisation excessives pour remettre en circulation les 22 kilomètres de la ligne Digne - Saint-Auban fermée depuis 1989. Des normes adaptées, selon elle, à la circulation de TGV, mais pas à la navette ferroviaire qu’elle souhaiterait lancer à l’horizon 2017-2018.

 

La facture estimée par RFF atteint plus de 100 millions d’euros, rappellent les services du conseil régional Paca qui ont fait leurs propres évaluations. Les études montrent qu’il serait possible de se contenter d’investissements plus modestes et d’abaisser le devis à 15 ou 20 millions d’euros pour remettre la ligne en état. « Nous avons constaté que si nous nous adressons à RFF actuellement, on nous répond qu’il faut un million d’euros au minimum pour rénover un kilomètre de voies. Si on ajoute le coût de traitement des passages à niveau et des gares, ainsi que la traversée du site de l’usine chimique Arkema, on aboutit à 135 millions d’euros. Nous réfutons cette manière de travailler : le coût avancé par RFF est le même que celui qui pourrait être demandé pour une ligne comme Marseille et Toulon où circulent des TGV. Or, le trafic que nous prévoyons n’a rien à voir », indique un conseiller de Jean-Yves Petit, le vice-président du conseil régional chargé des Transports, qui porte le projet.

 

L’idée consisterait à ne faire circuler qu’un seul train à la fois sur la ligne. 2 000 voyageurs pourraient l’emprunter chaque jour.

Du coup, les aménagements à réaliser sur les passages à niveaux nécessiteraient, selon les calculs des services régionaux, quelque 4 millions d’euros. Les travaux sur les 3 gares du parcours (à quai unique) nécessiteraient quelques centaines de milliers d’euros par gare. « Enfin, il faudra sans doute prévoir quelques aménagements sur des ouvrages d’art », poursuit le même conseiller. « Les lignes UIC 7 à 9 participent au maillage du réseau national. Mais il faut adapter la rénovation au niveau d’exploitation en acceptant d’avoir des normes moins exigeantes pour la remise à niveau des voies et une signalisation allégée. Cela ne signifie pas une sécurité moindre mais des normes de sécurisation adaptée au trafic qui y passera : des trains légers, un seul matériel et un seul train à la fois. Nous pourrons aussi utiliser un atelier de maintenance installé à Digne. »

 

Seule la traversée du site de l’usine Arkema paraît plus complexe et pourrait se solder par un surcoût. Mais d’ici la réouverture de la ligne, « la situation pourrait évoluer », note-t-on dans l’entourage de Jean-Yves Petit. "Sur les 100 millions d'euros, le tiers est dû aux aménagements nécessaires pour passer sur le site de l'usine où se trouvent de gigantesques cuves de produits chimiques explosifs", souligne un porte-parole de RFF Paca. "Par ailleurs, sur le reste de la ligne, si on privilégie une remise à niveau de la voie à moindre coût, il faudrait des matériels roulants légers. Et dans ce cas, ils ne pourraient pas forcément rouler sur le réseau ferré national".

 

Le projet et les études ont été évoqués dans le cadre des discussions pour le futur contrat de plan Etat-région. Il suppose une ligne budgétaire dédiée. « Mais ni l’Etat ni RFF n’ont montré l’envie d’aller plus loin », note Jean-Yves Petit qui retient trois solutions pour l’avenir : « Soit on pose un troisième rail pour que la voie métrique des chemins de fer de Provence aille jusqu’à Saint-Auban (mais cette option est très chère). Soit dans le cadre d’une coopération avec la SNCF, les trains venant notamment de Marseille et d’Aix sont prolongés jusqu’à Digne. Soit il faut transférer la gestion de la ligne à la région. »Or, la région dispose déjà d’une Régie qui exploite les chemins de fer de Provence. Pour exploiter cette nouvelle ligne, la Régie régionale des transports (RRT) Paca, qui vient d’être créée, le 1er janvier 2014, pourrait acheter deux automoteurs, suggère Jean-Yves Petit. Ce scénario est d’autant plus intéressant que la ligne Digne – Saint-Auban prolonge celle des chemins de fer de Provence et se connecte au réseau ferré national. Il a également les faveurs d’élus des Alpes de Haute Provence et d’associations d’usagers comme la Fnaut Paca. La région pourrait donc demander dans les prochaines semaines la gestion déléguée de la ligne, ce qui signifie que RFF en resterait propriétaire.

 

Pour alléger au maximum les coûts d’exploitation, les billets pourraient être vendus soit sur Internet, soit dans le train, voire dans certains commerces. La vente aux guichets se ferait uniquement à Saint-Auban et à Digne.

 

Pour la Fnaut Paca, deux autres lignes, actuellement fermées au trafic voyageurs, pourraient suivre : Gardanne – Trets et Rognac – Aix-en-Provence. Selon un de ses membres, Paca pourrait ainsi donner des idées à d’autres régions qui auraient envie de rouvrir une liaison ferroviaire délaissée par la SNCF. Elles pourraient demander soit la gestion déléguée, soit le déclassement de la ligne : « Une région pourrait solliciter dans un premier temps un devis de réouverture à RFF, qui fixera un montant totalement aberrant, comme d’habitude, faisant ainsi comprendre que ni la SNCF, ni RFF ne sont intéressés par cette ligne. La région pourra alors demander le déclassement de la ligne, ce qu’elle pourrait obtenir sans grande difficulté, pour en devenir propriétaire. » Et de conclure : « Ce serait donc une manière d’accélérer le processus de transfert de certaines petites lignes vers des exploitants autres que la SNCF, mais pas privés, sans vraiment se préoccuper des nouvelles lois à venir ». Avec l’avantage, quand on recourt à une régie, « de lever certaines oppositions des syndicats cheminots SNCF sur la privatisation ».

 

 

Marie-Hélène POINGT.

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L’actualité des TER PACA …

7 Avril 2014, 18:45pm

Publié par jeanyvespetit

photo4Ce qui se met en place après intervention de la Région auprès de la SNCF:

 

1) - 4 aller-retour quotidiens seront proposés, à compter du 9 avril, dans chaque sens entre Drap et Breil-sur-Roya, dont 1 prolongé jusqu’à Tende.

Suite à l’éboulement du 30 janvier dernier sur la voie ferroviaire au pied de la falaise de Bon Voyage à Nice, le service TER sur la ligne Nice- Breil-Tende a dû être totalement interrompu.

Jusqu’à la fin des travaux de protection et de consolidation de la falaise, les circulations sur l’ensemble de la ligne restent impossibles.

Avec la collaboration de Réseau Ferré Italien, la SNCF a réussi le rapatriement de plusieurs rames à Breil-sur-Roya via le réseau italien, permettant ainsi une reprise partielle des circulations ferroviaires. La complexité et la longueur de l’exercice montrent qu’il convient d’assouplir les relations transfrontalières entre la France et l’Italie. IL revient à l’Europe de facilité la coopération entre les entreprises publiques afin de facilité le déplacement des personnes et des marchandises.

Un service de substitution routière est maintenu en complément de l’offre TER.

La grille horaire du service adapté, comprenant à la fois les trains et les autocars, est affichée dans l’ensemble des gares du parcours et disponible sur le site TER Provence-Alpes-Côte d’Azur :www.ter-sncf.com/paca

 

D’autre part, il reste à assurer la circulation du Train des Merveilles à compter du mois de mai. Nous avons demandé à la SNCF d’assurer le transfert des touristes entre les gares de Nice Thiers et de Drap, de prolonger un second train jusqu’à Tende afin d’offrir un retour de qualité et enfin de mettre en place une information de qualité pour que la fréquentation soit au rendez-vous. Ce sont les milliers de voyageurs du Train des Merveilles qui permettent le maintient de l’activité économique et donc de l’emploi dans la Vallée de la Roya.

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2) - la réorganisation du travail sur le  Technicentre SNCF de Marseille est mise en place à compter du lundi 7 avril. Cela va permettre d’assurer la maintenance et l’entretien de 90% des TER de notre région pendant une période de 100 heures par semaine au lieu de 40 heures actuellement. Ce devrait être un véritable soulagement pour les usagers qui pourront compter sur un plus grand nombre de trains en état de circuler et ainsi offrir un plus grand nombre de places assises.

C’est, pour moi, l’occasion de saluer la SNCF et les cheminots qui ont trouvé un accord afin que le service public ferroviaire soit fiable et de qualité.

 

Ce qui devrait se mettre en place après intervention de la Région auprès de la SNCF:

 

– Dernière ligne droite pour mettre en place le prolongement de trains de la Brillanne Oraison vers Sisteron afin d’assurer une véritable desserte du Val de Durance. J’espère que les dernières discussions avec la SNCF vont permettre de concrétiser cette demande le plus rapidement possible.

 

… et bien d’autres choses sur lesquelles je reviendrais !!!dossier-2 0689

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Motion portant sur la position des écologistes quant au vote de confiance du Gouvernement ...

6 Avril 2014, 20:37pm

Publié par jeanyvespetit

LOGO EELV fondblanc quadriEn 2012, les écologistes ont fait le choix de soutenir Francois Hollande au second tour de l’élection présidentielle et de participer à la mise en œuvre de l'accord de mandature signé par EELV et le Parti socialiste.

Depuis, les orientations, notamment sur le plan de la politique économique et sociale, définies par le président de la République et mises en œuvre par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, ont été avant tout déterminées par l'objectif de réduction du déficit public. Ce choix s'est fait aux dépens d'une politique volontariste en faveur de la nécessaire réduction des inégalités sociales et de l'engagement d'un nouveau modèle de développement non productiviste et respectueux de l’environnement.

Malgré les demandes répétées d'Europe Ecologie Les Verts en faveur d'un changement de cap et le signal envoyé par les Françaises et les Français à l'occasion des élections municipales de mars 2014, le Président de la République a confirmé, lors de son allocution annonçant la nomination de Manuel Valls comme nouveau Premier ministre, sa volonté de poursuivre une politique dictée par l’orthodoxie budgétaire et l'impératif comptable de réduction des budgets publics.

En conséquence, le Bureau exécutif d'Europe Ecologie Les Verts a pris la décision de ne pas participer au nouveau gouvernement.

Ainsi, considérant que le rôle du Conseil fédéral est de définir l'orientation politique générale d'Europe Ecologie les Verts et qu'il est demandé aux parlementaires écologistes de prendre en compte ces orientations dans le cadre de l'exercice de leur mandat,

 

 Le Conseil fédéral d'Europe Ecologie Les Verts réaffirme :

 

·            que la feuille de route du Président de la République confirmant la mise en œuvre de l'orthodoxie budgétaire portée par le TSCG et imposant une réduction brutale des dépenses publiques est incompatible avec la transition écologique ;

·            que la nécessité de la transition énergétique et environnementale passe par un programme d’investissement dans les filières d'avenir ;

·            la volonté des écologistes de voir mis en œuvre les engagements pris lors de la signature de l'accord de mandature avec le parti socialiste en 2011 ;

·            l'autonomie de l'écologie politique ;

·            que la confiance dans le gouvernement ne peut être accordée tant qu'une réorientation de la politique économique, sociale et environnementale n'aura pas été amorcée.

 

Pour : 102 ; Contre : 10 ; blancs : 11.

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Retour sur le comité de la ligne Grenoble – Veynes – Gap …

3 Avril 2014, 07:35am

Publié par jeanyvespetit

Hier soir, ce tenait, à Lus-La-Croix-Hautes, un comité de la ligne Grenoble / Veynes / Gap avec un nombre de participants impressionnant, plus de 250 personnes.

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Comité de ligne de la Région Rhône Alpes, présidé par mon collègue Gérard Leras, j’étais présent, avec Joël Giraud, au côté d’Eliane Giraud, vice présidente transports.

 photo2-copie-4.JPG

Trois points essentiels ont été évoqués :

la reprise des circulations prévue le 18 avril après l’éboulement sur la voie ;

le devenir de la gare de Lus-La-Croix-Haute ;

l’intégration de l’étoile ferroviaire de Veynes dans le contrat de plan Etat / Région 2014/2020 (CPER).

 

Eliane Giraud, avec qui je travaille régulièrement et bien, a indiqué que la Région Rhône Alpes ne souhaitait pas la fermeture de la gare de Lus mais aussi qu’il était important d’intégrer les « petites » lignes ferroviaires dans le CPER 2014/2020. A juste raison, elle considère que ces « petites » lignes sont importantes dans l’aménagement du territoire et que la Région Rhône est prête à cofinancer les travaux.

 photo-copie-1.JPG

Je suis intervenu pour :

défendre la gare de Lus-La-Croix-Haute en précisant qu’elle assurait un rôle essentiel dans la régularité et la fiabilité des circulations ferroviaires. Fermer la gare, c’est ouvrir la porte à la fermeture de la ligne. J’ai rappelé que les branches ferroviaires Valence et Grenoble / Veynes – Gap – Briançon sont essentielles pour le désenclavement de nos départements alpins. Le besoin d’économies vu de Paris ne peut s’assoir sur l’égalité des territoires ;

soutenir et agir avec la Région Rhône Alpes sur la nécessité de disposer d’un apport financier conséquent de RFF et de l’Etat afin de financer, avec les Régions, la régénération et la modernisation de l’étoile ferroviaire de Veynes. Il est donc vital que ces projets figurent dans le CPER 2014/2020.

 

 

Il convient donc de continuer à se mobiliser !

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Le Monde - ITW d'Emma Cosse (EELV) : « C'est l'échec d'une majorité. Il y a une responsabilité de Hollande »...

2 Avril 2014, 14:04pm

Publié par jeanyvespetit

Photo-EmmaLe Monde.fr | 02.04.2014 à 07h50 • Mis à jour le 02.04.2014 à 14h42

Par Raphaëlle Besse Desmoulières 

 

La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Emmanuelle Cosse, justifie dans un entretien au Monde le refus de son parti de participer au gouvernement de Manuel Valls. « Ce que m'a dit Manuel Valls, c'est qu'il ne souhaitait pas débaucher des gens qui ne seraient pas soutenus par leur parti », explique notamment Mme Cosse.

 

 

Pourquoi la direction d'EELV a-t-elle voté contre la participation des écologistes au gouvernement ?

 

Emmanuelle Cosse : Au-delà de ce que Manuel Valls a pu nous proposer, il y a une inquiétude très forte sur la volonté de François Hollande de faire bouger sa ligne après le signal envoyé par les Français dimanche dernier. Les gens sont très interrogatifs sur la réponse au désenchantement de la gauche par la nomination de Manuel Valls. Tous ceux qui veulent le changement sont sceptiques de par ses positions passées, et on ne peut balayer d'un revers de la main les positions de Cécile Duflot et de Pascal Canfin.

Il n'y a pas de reprise en main du parti par Cécile Duflot ?

Il n'y a pas de mainmise de Cécile Duflot sur le parti. Mais sa décision est importante. Elle est à la hauteur de son poids politique et de ses réalisations. Quand la ministre qui a mis en place la loi ALUR [accès au logement et à un urbanisme rénové] explique pourquoi elle ne veut pas participer à ce gouvernement, ce n'est pas anodin.

L'offre de M. Valls était pourtant ambitieuse et vous réservait notamment un ministère de l'écologie élargi à l'énergie ?

Sa proposition était solide et correcte. Il a fait la proposition que François Hollande ne nous a pas faite en 2012. Manuel Valls veut réussir comme premier ministre et il souhaitait que l'on entre dans ce gouvernement. Mais ce que nous disons aujourd'hui, c'est qu'avant de prendre des postes nous attendons des actes. Sur les questions de transition énergétique, il nous a dit ce matin des choses très fortes, mais on ne peut pas oublier les deux ans passés d'une expérience gouvernementale qui a eu des hauts et des bas.

Les parlementaires étaient favorables à une participation. Y a-t-il une ligne de fracture dans le parti ?

Non. J'assume parfaitement la décision qui a été prise, mais je n'en suis pas pour autant heureuse car nous ne voulions pas en arriver là. Ce qui réunit les écologistes, c'est notre volonté de sortir du nucléaire pour un autre modèle de transition énergétique. Nous sommes conscients que nous avions peut-être une possibilité d'avancer sur ces choix. Si les écologistes font le choix de ne pas être au gouvernement, ce n'est pas juste notre échec. C'est surtout l'échec d'une majorité. Il y a aussi une responsabilité lourde de François Hollande.

C'est d'autant plus dommage si les conditions étaient réunies pour réaliser ce que vous demandez…

Je ne minimise pas ce que Manuel Valls a proposé aujourd'hui [mardi 1er avril]. Mais on ne peut pas non plus mettre de côté l'ensemble des discussions sur la ligne économique, sur les 50 milliards d'économies, sur la façon dont François Hollande a imposé un certain nombre de sujets, que ce soit le CICE [crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi] ou le pacte de responsabilité, sans jamais en parler à ses partenaires. Et je ne parle même pas du droit de vote des étrangers. Le changement de cap n'a pas eu lieu.

 

Cela signifie-t-il qu'il n'y a aucun ministre EELV au gouvernement ?

 

Ce que m'a dit Manuel Valls ce [mardi] matin, c'est qu'il ne souhaitait pas débaucher des gens qui ne seraient pas soutenus par leur parti. C'est une petite avancée par rapport aux pratiques de la Ve République vis-à-vis des organisations collectives et du débat démocratique. Après, je ne suis pas à la place de Manuel Valls et de François Hollande.

La question de la confiance au gouvernement doit être discutée ce week-end lors d'un conseil fédéral. Quelle est votre position sur le sujet ?

Il est trop tôt pour donner une position sur le vote de confiance. On ne connaît pas les éléments du discours de politique générale que va faire le premier ministre. C'est au groupe parlementaire de prendre sa position en connaissance de cause. Encore une fois, la confiance ne va pas de soi, mais nous avons envie de la donner à nos partenaires. Nous attendons simplement des engagements concrets.

Vous situez-vous désormais dans la majorité ou dans l'opposition ?

Je me situe dans la majorité présidentielle. Je ne suis pas là pour faire une opposition stérile. Nous ne sommes pas sur la position qu'a défendue mardi matin Jean-Luc Mélenchon en appelant à manifester contre ce gouvernement. Et nous ne serons pas présents le 12 avril. Même sans être membre de ce gouvernement, je ne souhaite pas qu'il échoue. Je caricature mais l'idée d'un grand soir contre un Parti socialiste hégémonique versus une nouvelle gauche vertueuse et formidable est un doux rêve. Je crois surtout aux petits matins, et c'est en travaillant au quotidien que nous rendrons l'écologie majoritaire.

Au lendemain des municipales, vous voyiez dans vos bons scores une confirmation de votre stratégie de participation critique. Ne craignez-vous pas de payer aux élections européennes votre choix de ce soir ?

Je ne crois pas qu'aux européennes les électeurs votent en fonction des stratégies d'alliance. Ils voteront pour nous si nous formulons un discours de vérité mais aussi d'exigence sur la question européenne. Nous sommes les héritiers d'un rêve européen que nous voulons faire vivre avec responsabilité mais sans renier nos convictions.

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Les conditions en l’état ne sont pas réunies pour qu’Europe Ecologie Les Verts participe au gouvernement ...

1 Avril 2014, 19:52pm

Publié par jeanyvespetit

LOGO EELV fondblanc quadrimardi 1er avril 2014

 

 Communiqué d’EEVL - 20h24


Les écologistes prennent acte de la volonté du Président de la République de tirer les leçons du scrutin municipal. Ils notent notamment que le Président de la République a annoncé la sortie de la dépendance de notre pays au pétrole et au tout nucléaire.

Toutefois, à ce stade, nous ne pouvons qu’espérer un véritable changement de cap. La non remise en cause des orientations budgétaires ne nous semble pas de nature à permettre cette transition énergétique de grande ampleur que nous appelons de nos voeux.

Les écologistes soutiendront sans faille le gouvernement à chaque fois qu’il s’engagera sur le chemin du progrès et de l’écologie, mais s’opposeront aux renoncements et quand l’écologie ne sera pas au rendez-vous.

Malgré les propositions faites par Manuel Valls, les conditions en l’état ne sont pas réunies pour qu’Europe Ecologie Les Verts participe au gouvernement. Nous serons des partenaires vigilants et présents pour que cette transition s’incarne dans des mesures d’ampleur.

 

Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d’EELV et le Bureau exécutif

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Réunion de concertation avec les associations de personnes à mobilité réduite en gare de Hyères...

1 Avril 2014, 18:25pm

Publié par jeanyvespetit

P1100357.jpgJ’ai participé, le 28 mars, à une réunion de concertation avec les  associations de Personnes à Mobilité Réduite en gare de Hyères.


Plusieurs points ont été abordés :


Le projet global de pôle d’échanges multimodal n’est pas finalisé sur cette gare ; il est proposé de se concentrer sur la partie gare SNCF pour avoir différents éléments d’accessibilité à la livraison des travaux d’infrastructure en  Juin 2015. Pour mémoire le démarrage des travaux sur l’infrastructure  est prévu pour  Septembre 2014.

En parallèle, un groupe de travail réunissant la Région, le CG 83, TPM, la ville de Hyères, la SNCF et RFF travaille sur les 3 sites de La Pauline, la Crau et Hyères pour élaborer des projets structurés intégrant l’intermodalité qui ne verront le jour qu’à plus long terme.
 P1100362.jpg
L’accessibilité de la gare : Il est indiqué qu’une convention Région/SNCF est en cours pour le remplacement des guichets et le changement des portes automatiques.
 
Le représentant de RFF a présenté le détail des travaux sur la ligne (renouvellement complet de la voie, changement de la caténaire, suppression du PN de la Crau, mise en accessibilité des 3 gares avec le rehaussement et l’allongement des quais et le relèvement de la vitesse à 100 km/heure).


Durant la fermeture de la ligne un service de substitution des trains sera mis en place avec un mixte : trains et cars ; un partenariat sera recherché avec TPM pour s’appuyer sur les services existants. Ce dispositif sera présenté lors de la prochaine réunion.

P1100366.jpg
Dans le cadre du remaniement du plan de voies, il a été indiqué que le passage planchéié de la gare localisé actuellement coté du passage à niveau  serait basculé à l’arrière des trains coté aéroport. Cet aménagement sera accompagné de la reprise et de l’allongement du quai central ainsi que de la création d’un accès piétons direct depuis le parking voitures.

Plusieurs personnes ont contesté ce déplacement du passage planchéié  visant la sécurité des traversées piétonnes qui  entraîne un allongement du parcours piéton.

 

 
 La prochaine réunion est fixée fin mai/ début Juin. 

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Réaction à l’allocution du Président de la République et à la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre...

1 Avril 2014, 15:02pm

Publié par jeanyvespetit

Photo-Emma.jpgDepuis 2012 les écologistes ont fait le choix de participer au changement et au gouvernement sur la base d’un contrat de mandature précis.  Cette participation a permis des avancées sur un certain nombre de sujets (logement et développement notamment) mais également de ne pas céder sur certains combats emblématiques des écologistes (gaz de schiste, OGM, NDDL…).

Ainsi, face aux difficultés de mise en œuvre des engagements pris devant les Français, les écologistes ont oeuvré pour infléchir la politique du gouvernement et demandé un changement de cap vers plus d’écologie et donc de justice sociale.
Ainsi, nous saluons le travail mené par Cécile Duflot et Pascal Canfin mais aussi leur cohérence politique, qui s’est encore exprimée aujourd’hui.

Les élections municipales ont confirmé la nécessité d’une réorientation profonde de la politique conduite. Mais, à l’issue de l’allocution du Président de la République et des orientations présentées, nous constatons qu’il n’a pas entendu le message des électeurs.

Le Président de la République et le Premier Ministre n’ont donné aucun signal indiquant qu’ils souhaitent mettre l’écologie au cœur des politiques publiques.

Europe Ecologie Les Verts demande à ce que le gouvernement remette au cœur de son projet les engagements pour lesquels il a été élu en Mai 2012. Dans ce contexte démocratique extrêmement dégradé, marqué par la rupture du lien entre les Français et leurs représentants et la montée des forces réactionnaires, Europe Ecologie Les Verts souhaite que la majorité passe un nouveau pacte de confiance avec ses électeurs. Nous attendons dès aujourd’hui une clarification, de la part du Premier ministre, sur l’orientation du nouveau gouvernement.

C’est lors de son Conseil Fédéral qui se réunira les 5 et 6 Avril et en connaissant sa composition et ses orientations, concernant la transition énergétique, la révision du pacte de responsabilité et les orientations budgétaires qu’Europe Ecologie Les Verts déterminera son éventuel soutien au gouvernement lors du vote de confiance


 

Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale

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