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Blog de jean Yves Petit

Donnons-nous les moyens d'une Europe politique ...

7 Février 2013, 18:46pm

Publié par jeanyvespetit

drapeau européen

 

Par des EURODÉPUTÉS EUROPE ECOLOGIE-LES VERTS dont José Bové, Yves Cochet, Daniel Cohn-Bendit, Hélène Flautre, Michèle Rivasi, Yannick Jadot, Eva Joly, François Alfonsi, Sandrine Bélier, Malika Benarab-Attou, Jean-Paul Besset, Jean-Jacob Bicep, Karima Delli, Catherine Grèze, Nicole Kiil-Nielsen et Karim Zeribi.

7 February 2013

Libération

Après l'échec du sommet de novembre 2012, les chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvent à Bruxelles en cette fin de cette semaine pour aboutir à un compromis sur le cadre financier pluriannuel pour la période 2014-2020 : en fixant le plafond des grandes catégories de dépenses du budget européen pour les sept prochaines années, l'Union doit décider de se donner ou non les moyens de sortir de la crise qui frappe ses citoyens et préparer l'avenir.

Malheureusement, le compromis mis aujourd'hui sur la table par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, n'est pas à la hauteur. Conservateur en volume, en priorités et en contenus, totalement inadapté à la situation économique et politique actuelle, il opère des coupes drastiques par rapport à la proposition initiale de la Commission, elle-même déjà en retrait par rapport aux positions du Parlement européen. S'il devait être adopté, ce compromis se traduirait par une baisse, dès 2014, de près de 8 % du budget annuel de l'Union européenne (UE).

En clair, le Conseil prépare pour l'Europe un plan d'austérité sans égal : aucun Etat membre ne serait en mesure de s'infliger une telle cure. Alors que les compétences d'une UE élargie s'accroissent, avec notamment la mise en place de la supervision bancaire, nécessitant des moyens humains et financiers pour être efficace et protectrice, le budget de l'Union serait renvoyé, en volume, au niveau qui était le sien au milieu des années 90 !

Fruit du marchandage d'Etats-membres que le président du Conseil européen est allé «acheter» les uns après les autres, le compromis Van Rompuy ne prépare en rien l'avenir des Européens. Ainsi, le premier poste de dépense reste destiné à une politique agricole commune productiviste et dépassée qui tourne le dos à un nouveau modèle agricole socialement juste et écologiquement soutenable. Dans le même temps, les dépenses d'avenir - la recherche, l'investissement, la jeunesse - et de solidarité internationale - aide au développement et humanitaire - passent systématiquement à la trappe.

Basé sur les contributions nationales des Etats-membres, le fonctionnement budgétaire de l'UE est à bout de souffle. Chacun d'entre eux cherche durant la négociation à récupérer sa mise via les politiques européennes : cette recherche du meilleur «taux de retour» est mortifère pour l'intérêt européen. C'est pour mettre fin à ce système que les écologistes soutiennent la mise en place de ressources propres. En affectant au budget européen une partie du produit de la taxe sur les transactions financières qui doit être bientôt lancée entre onze Etats membres, l'Union serait dotée d'une recette autonome permettant aux Etats participants de diminuer leur contribution nationale.

C'est donc dans un contexte tendu que le sommet s'ouvre aujourd'hui à Bruxelles. En s'accordant sur un plan d'austérité peut-être encore plus dur que celui déjà évoqué, les gouvernements européens refuseraient à l'UE les moyens de sortir de la crise. Tout aussi grave, ils videraient de son sens politique les prochaines élections européennes. Comment imaginer faire campagne et porter des propositions pour réorienter l'Europe en 2014 si les volumes budgétaires disponibles sont tellement insuffisants qu'ils l'interdisent ?

Le pire n'est jamais certain mais si le sommet devait déboucher sur un tel accord, il sera alors de notre responsabilité, de fédérer une majorité parlementaire pour le rejeter. Les écologistes et leurs alliés seraient peut-être accusés d'ouvrir une crise politique. Mais face aux marchandages d'arrière-boutique, n'est-il pas plus sage de redonner la parole aux citoyens ? Les futures élections européennes, prévues dans moins de dix-huit mois, doivent permettre à toutes les forces politiques de se positionner enfin clairement. Le Parlement européen nouvellement élu et doté d'une légitimité démocratique sans pareil pourrait alors relancer la négociation sur de nouvelles bases. A tout prendre, en 2013, l'absence d'accord est préférable à un accord antieuropéen que nul ne pourrait plus remettre en cause avant 2020.

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Article dans Aquo d''Aqui: « lo pièger seriá de ren faire dins lei transpòrts regionaus »

7 Février 2013, 16:17pm

Publié par jeanyvespetit

titre_4669701.png

5191366-7746016.jpgJoan Ives Petit : « lo pièger seriá de ren faire dins lei transpòrts regionaus »

Les budgets sont en baisse, les futurs contrats de plan indécis, et les perspectives démographiques alarmantes. Dans un contexte difficile, Paca peaufine cependant plusieurs études pour lancer ou pour booster des lignes ferroviaires. Le vice président de Paca délégué aux Transports, écologiste, n’est pas favorable à la LGV, par contre tous les projets intrarégionaux trouvent grâce à ses yeux s’ils résolvent un problème territorial.

Son restrenchs e subretot desconeissuts, lei budgets « transpòrt » de Provença. Pasmens lançatz mai d’un projècte. Vos sembla rasonable ?

 

Cliquez ici pour continuer de lire cet article ...

 

Lundi 4 Février 2013

Michel Neumuller

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Pour un accès des usagers sur les TGV et TET durant la période de travaux sur Montpellier / Nîmes /Arles / Marseille / Nice …

3 Février 2013, 13:03pm

Publié par jeanyvespetit

bandeau LGVCe n’est pas un sujet nouveau, mais depuis l’augmentation des chantiers sur l’infrastructure ferroviaire sur la transversale Sud, entre Bordeaux / Toulouse / Montpellier / Marseille et Nice les conséquences sont importantes sur la régularité et  sur le nombre de trains mis à la disposition des usagers.

 

C’est bien le cas pour l’offre de transport entre :

Montpellier / Nîmes / Tarascon / Arles / Marseille

et entre Marseille / Toulon / Les Arcs / Nice

 

A plusieurs reprises la SNCF a indiqué à la Région qu’elle ne serait pas en mesure de faire circuler tous les trains (TGV, TET, TER et Fret) dans de bonnes conditions.

 

J’ai toujours répondu à la SNCF, notamment à Guillaume Pépy lors de sa venue à Marseille le 7 décembre voir ici , qu’une adaptation de l’offre, avec un nombre de trains inférieur, était possible tout autant que le nombre de place offerte aux usagers reste le même. Pour cela, il convient de permettre l’accès à certains TGV et TET aux usagers avec la tarification régionale.

 

A titre d’exemple, nous demandons à la SNCF, l’accès des trains suivant :

 

le TGV de 17h30 au départ de Marseille, en direction de Montpellier

le TET de 18h35 au départ de Nîmes, en direction d’Arles et Marseille

le TET de 17 h 01 au départ de Marseille, en direction de Nice (correspondance à Toulon pour desservir les gares entre Toulon et Les Arcs et correspondance aux Arcs pour desservir les gares vers Nice)

l’accès à tous les trains existants entre Marseille et Nice après 18 h 30 du lundi au jeudi et après 20 h 30 les vendredis, samedis et dimanches

l’accès à tous les trains réguliers entre Toulon et St Raphael et Toulon et les Alpes Maritime

 

Nous attendons une réponse rapide de la part de la SNCF, que nous espérons positive, afin d’améliorer la fiabilité de l’offre de transport et permettre aux usagers de continuer à se déplacer dans les meilleures conditions possibles.  

 

A suivre donc !

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Sur demande de la Région, les actions de la SNCF pour fiabiliser l’offre TER entre Marseille – Aubagne -Toulon – Les Arcs...

3 Février 2013, 11:28am

Publié par jeanyvespetit

Lors de l’assemblée générale de l’association des usagers de la gare des Arcs / Draguignan, j’ai indiqué que, lors de mes vœux pour l’année 2013, j’avais deux axes qui étaient, pour moi, prioritaires en matière de qualité et de fiabilité de l’offre TER :

 

dossier-2-0692.JPG 

 

- Marseille / Arles / Tarascon / Nîmes / Montpellier

- Marseille / Aubagne / Toulon / Les Arcs

 

Cela suite à une dégradation des conditions de déplacement, continue et importante, pour les usagers.

 

Pour ce qui concerne l’axe « Marseille / Aubagne / Toulon / Les Arcs », j’avais donc demandé à la SNCF un suivi hebdomadaire et des actions fortes pour remédier à cette situation du, en grande partie, au matériel roulant et aux multiples travaux sur la voie ferrée.

 

En fin de semaine dernière, le directeur régional de la SNCF, Philippe Bru, a reconnu les difficultés quotidiennes vécues par les usagers et a pris les décisions suivantes :

 

- le retour des TER supprimés pour cause de production entre le 9 décembre 2012 et le 4 février 2013 après avoir résorber le retard des opérations de maintenance sur le matériel roulant.

A noter que demeurent, sur cet axe, des locomotives dont la fiabilité est très fragile vu leur ancienneté. La Région a commandé 16 locomotives plus récentes qui seront mises en service avant l’été ;

- une adaptation d’une trentaine de sillons horaires de trains afin de tenir compte des effets des travaux sur le temps de parcours des trains et leurs conséquences sur la régularité des trains ;

- un suivi hebdomadaire de cet axe avec la désignation d’un responsable pour l’ensemble des activités de la SNCF ;

 

D’autre part, un plan d’actions détaillé, ci-dessous, est mis en place avec l’objectif :

- 0 suppression de trains

- Départ à l’heure des gares origines Toulon et Marseille St Charles

 actions TLN-MSC 1

actions-TLN-MSC-2.JPG

A noter que la Région a renouvelé sa demande pour que tous les TER Intervilles  (Marseille / Toulon / Nice) aient une composition augmentée de 2 voitures corail.

 

On peut constater que ce plan d'actions devrait permettre une meilleure réactivité en cas d'aléas, d'éviter des suppressions de TER et d'agir en vue d'une meilleure, espérons le vivement, information en direction des usagers.

 

Le suivi hebdomadaire nous permettra de voir très rapidement les impacts sur la qualité et la fiabilité des TER.

 

Un grand merci aux associations et aux collectifs d’usagers pour votre veille dossier-2-0696.JPGquotidienne  et pour votre contribution active à l’amélioration de l’offre de transport.

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Echanges avec Laurent Théry, préfet délégué au "projet de l’agglomération Marseille-Provence" ...

1 Février 2013, 14:54pm

Publié par jeanyvespetit

Jeudi 31 janvier, j’ai eu l’occasion de rencontrer, avec le Président et les groupes de la majorité du conseil régional, le Préfet Théry en charge du projet relatif au fait métropolitain.

 

Sa biographie / son parcours : http://www.marsactu.fr/politique/thery-un-prefet-pour-batir-la-metropole-a-marseille-28814.html

 

 wrp-img_0024_gregory_mahieu__lille_metropole--1-.jpg

Le Préfet Théry  a mis l’accent sur la question primordiale de l’articulation profonde Métropole/Région, emboitement des échelles mais pas de concurrence

Les compétences de deux institutions vont se recouper mais les compétences de la Région devront être respectées

 

Le projet de loi devrait être présenté à la mi-mars au Conseil des Ministres puis un débat parlementaire qui débutera avant l’été puis se terminera par un vote final à l’automne.

 

Métropole : l’état du dossier (descriptif par le Préfet) :

- Les 6 intercommunalités seront fusionnées, soit 1.8 million d’habitants

- Arles n’en fera pas partie (40% du territoire, 8% de la population)

- maintien des compétences actuelles de la Communauté urbaine de Marseille + quelques autres : Environnement, Habitat (de l’Etat vers la métropole), éventuellement la Recherche et l’enseignement supérieur.

 

Modes de gouvernance :

Un Conseil métropolitain composé d’un peu plus de 200 personnes (les communes, le plus souvent qui seront essentiellement représentées par le Maire et la ville de Marseille qui sera représentée par 80 conseillers environ et serait donc minoritaire)

                              

Intercommunalités : création de sous-ensembles, « Conseils de territoires », ce sont les élus du Conseil métropolitain (donc les maires pour l’essentiel) qui seront les conseillers du territoire, pour assurer la gestion opérationnelle de proximité des compétences.

Il n’y aura pas de scrutin direct pour élire les conseillers métropolitains mais un fléchage lors des élections municipales.

Pas de création d’une couche supplémentaire, mais la substitution des communautés d’agglomérations actuelles par la Métropole.

 

La relation entre la Région et la métropole sera contractuelle

 

La Région sera chef de file en matière économique, c’est logique, naturel mais la métropole aura une compétence économique avec un angle d’attaque plus opérationnel.

Elle en débattra avec la Région dans un cadre général où la Région est chef de file

 

La fiscalité sera située au niveau central.

 

-          Tout ce ceci fait débat, voir la manifestation des Maires (refus des élus toujours aussi mobilisés) ;

-          Période transitoire avec une application de la loi au 1er janvier 2015 pour la métropole Aix / Marseille / Provence

-          un Conseil des Maires est évoqué par la ministre : il est probable que cela soit dans la Loi.

 

La Suite :

- passage bientôt en mission interministérielle : pour poursuivre la réflexion et entamer - la transition jusqu’au 1er janvier 2015

- Mise en place d’un Comité politique où la Région sera associée avec le Conseil Général, la Ville Marseille, et les autres collectivités qui le souhaiteront, …

- Mise en place d’un autre comité dit d’orientation avec la société civile.

 

 

Les remarques faites au Préfet par les éluEs Europe Ecologie :

 

Le Citoyen, aujourd’hui, est perdu entre les différentes collectivités. Il ne faut pas que la métropole soit une couche supplémentaire. Vu le périmètre géographique de la métropole, faut-il maintenir le département ?

 

L’absence d’une élection au suffrage universel  des conseillers métropolitain est regrettable, l’attente de nos concitoyens est forte comme on a pu le constater lors de la conférence métropolitaine du 21/12/12.

 

Sans une ressource dédiée au transport public régional (TER), on ne fera pas grand-chose pour disposer d’un véritable réseau de transport métropolitain. Il est essentiel que la Région soit le chef de file Transport avec une réelle capacité de coordination et que le Gouvernement mettre les moyens financiers nécessaires vu les retards constatés sur notre territoire.

 

 

Conclusion temporaire ! Il faut donc une grande Région avec grande Métropole, un couple Région / Métropole dans un partenariat équitable


infog-gr2013.jpg

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